Le droit de grève

26. mai 2009

Sans vouloir polémiquer (non ce n’est pas mon genre), je suis atterré par la bêtise humaine. Pour moi le droit de grève correspond à la possibilité légale de ne pas travailler pour exprimer son désaccord.

En France, ce droit s’est transformé en droit de faire chier. En gros plus on est mécontent, plus on a le droit de les briser à tout le monde. Au préalable, lors d’une grève on essayait de faire pression sur le ou les responsables. Aujourd’hui on essaye surtout de bien mettre le boxon en suivant l’équation : plus on fait caguer plus on parle de moi plus j’ai de chance de l’emporter.

Soit. Donc la prochaine fois que j’ai des revendications, je vais aller me mettre à un feu rouge et m’allonger sur la voie. J’ai le droit, je suis en grève. Et si vraiment je suis en colère, je péterai les genoux des passants. C’est normal je suis en grève.

Le top du top c’est la grève des étudiants qui bloquent les facs. La on touche au divin. Des professeurs barbus qui portent des pantalons en velours côtelés (ou ça un cliché?) ont eu la superbe idée de faire grève en faisant bloquer les facultés par les étudiants. Comme ça ces derniers ne peuvent plus aller en cours ni passer leurs examens. Ben oui, ils sont en grève mais ils innovent : plutôt que d’emmerder les autres, ils se font chier eux-mêmes. Pour leur prochaine grève, je leur propose de brûler leur appartement ou de passer leurs orteils au hachoir. Je suis sûr que ca marchera encore mieux.

Philo