Le fondement de toute chose

28. juin 2014

Facebook est un media amusant ou terrifiant selon comment on le regarde. Prenez par exemple ces exemples de jeux débiles ou tu dois sauter à l’eau ou payer un restaurant. Je suis depuis longtemps convaincu que sauf miracle nous finirons envahi par des légions d’extra-terrestres mais quand je vois ça, je me dis qu’ils pourraient prendre peur et ne pas nous attaquer par crainte d’une contagion débilitante.

Ou alors c’est le nouveau moyen que la vie a trouvé pour effectuer sa sélection naturelle…Darwin, si tu nous entends…

Bref, tout ça pour dire qu’une amie m’a impliqué dans une version plus bon enfant : Tu mets une photo de toi tout jeune ou tu m’invites a un barbecue. Au début j’ai d’abord décidé de perdre pour voir si vraiment Julie (l’amie en question) allait se taper 8000 kilomètres pour son barbecue, puis cela m’a donné une idée : Faire un post vérité avec des trucs sur moi que vous ne connaissez sans doute pas.  Et pour certains préparez-vous a un choc…

 1. Jeune, je faisais du sport et même de la randonnée

Je suis le truc en bleu à droite avec mon petit frère, ma cousine et ma mère et nous venons de marcher dans la montagne !!! 

C’est précisément à cette période que j’ai établi ma théorie du «  si c’est pour revenir d’où tu es parti, autant y rester ça ira plus vite »

2. J’ai commencé à développer à l’âge de 9ans sur un Amstrad CPC 464 à cassettes avec un écran en nuances de vert 

Mon professeur des écoles de l’époque (CM1 donc) nous avait fait découvrir l’informatique sur des MO5 en réseau sur un Goupil (ca ne s’invente pas). J’ai alors découvert un jeu ou on pilotait un petit vaisseau sur une partition de musique et il fallait détruire les mauvaises notes. Et plus on en défonçait plus on montait en grade. J’étais comme un fou ! Je voulais y jouer chez moi et mon professeur m’a alors imprimé le listing du jeu : 700 pages de PEEK/POKE avec des valeurs hexadécimales a la pelle.

A ces âges, on est plein de confiance en la vie. J’ai donc accepté le deal de ma mère : Faire ma petite communion pour gagner de l’argent (mon dieu, c’est horrible) avec lequel j’allais pouvoir m’acheter mon propre ordinateur (bon c’était un ordinateur d’occasion, faut pas non plus déconner). J’ai passé un été entier à recopier consciencieusement les milliers de lignes de code. Le jour J (plus connu sous le nom de jour de la révélation), j’appuyais enfin sur le RUN fatidique. Et là ce fut le drame ! Je n’obtins pour fruit de mon travail qu’un misérable «  Syntax Error line 10 ».

Apres avoir fait une tentative de suicide par absorption de 700 feuilles de papier j’en parlais à mon professeur qui me révéla que la vie c’est pourri et que le code d’un MO5, ben mon petit, ça ne marche pas sur un Amstrad. Toutefois, nous allons dire que si le sport ne fait pas partie de mes qualités, l’opiniâtreté par contre est bien présente. J’ai donc commencé par acheter sur les conseils de mon mentor un livre sur la programmation du MO5 puis un pour l’Amstrad et j’ai repassé 3 mois à faire ce PUTAIN DE PORTAGE DE MERDE ! (Comment ça la plaie est encore ouverte ?).

Finalement j’ai réussi à faire marcher le jeu pour m’apercevoir qu’il était relativement à chier en fait.

3. Je suis collectionneur de cartes Magic the Gathering

Oui c’est bien les cartes en papier rigidifie dont je parle. Je claque une fortune à débusquer les cartes manquantes dans les recoins les plus sombres d’internet. Le plus intéressant (qui a dit triste ?) c’est que je ne joue même pas. J’aime juste les avoir dans un placard sous cloche. J’ai ce que l’on appelle communément la collectionnite. J’adore (et le mot est faible) avoir l’intégralité d’une collection. Ça doit remonter à ma petite enfance…

4. Je fais des moteurs 3d depuis que j’ai 9 ans

Bon alors ok, le premier il arrivait à faire tourner un carré à la fréquence de fou de 1 image toutes les 30 secondes. Il était écris en BASIC et s’appelait Zodiac. Puis j’ai passé une longue période sans faire de 3D pour reprendre à 19 ans en Pascal puis en C. Celui-là s’appelait Z3D. Je l’ai ensuite porté en C++ sous Dos. Sa dernière version tournait sur 3DFX et s’appuyait sur le Glide (Une sorte d’OpenGL pour les cartes Voodoo)

A 21 ans, j’ai encore toute recommencé en C++/DirectX avec un moteur que j’ai nommé Nova en hommage au docteur Desti Nova dans le manga Gunmm. Il faut dire que ce moteur était destiné à faire tourner nos démos dans les demoparties et que le groupe s’appelait ZalemCorp. C’est d’ailleurs a cette période que j’ai rencontré mon ami Michel Rousseau avec qui nous avons perfectionné Nova jusqu’à en faire le principal produit d’une boite que nous avons fondée en 2002 : Vertice. Durant 11 ans, j’ai bossé sur Nova le faisant passer de la version 1 a la version 6 tout en basculant du C++ au C#.

En rentrant chez Microsoft j’ai revendu Vertice (et Nova) et je me suis donc remis à faire un moteur 3D (qui a dit opiniâtre ?), cette fois en Silverlight 5 que j’ai nommé Babylon en hommage à la série Babylon 5. Finalement avec l’avènement de WebGL, j’ai porté Babylon en Javascript et c’est ainsi qu’est né Babylon.js

5. Je n’ai aucune mémoire des noms et des prénoms

Je ne m’explique pas pourquoi mais quand je cherche le nom d’un acteur ou même parfois d’une personne que je connais bien, je n’ai rien qui vient. C’est un peu comme si ma mémoire considérait que les noms et prénoms ce n’est pas super important donc elle les stocke dans le hangar. Et du coup quand tu en as besoin, ben faut aller les chercher, en plus c’est loin et il pleut.

Donc si un jour vous me sentez hésitant sur votre prénom ou votre nom, vous saurez pourquoi. Ce qui me rassure c’est que d’aussi longtemps que je me souvienne j’ai ce soucis. Tout jeune déjà au collège j’étais une truite en pull-over pour me rappeler du nom des gens.

Du coup c’est toujours un grand moment de cinéma quand je croise quelqu’un que je sais connaitre et que je dois par exemple lui présenter ma femme. La plupart du temps cela finit en :

 - Moi : Hey salut !! Tu vas bien ?

 - Lui : Hey DAVID (genre il insiste bien pour me jeter au visage le fait que lui il se rappelle !), ça roule nickel et toi ?

 - Moi : Ben ça va, je te présente ma femme Sylvie…

C’est le moment difficile de ma technique, je laisse ma phrase en suspend afin de LUI laisser l’opportunité de se présenter. A partir de là quatre possibilités :

 1. L’échange a duré suffisamment longtemps pour que ma feignasse de mémoire ait fait l’aller-retour jusqu’au hangar et là je triomphe comme un prince lâchant sans vergogne le nom de notre interlocuteur dans un magnifique : «  Et Sylvie, je te présente machin… »

 2. Ma femme sentant que le plan 1 ne va pas arriver avant 6 mois, vient à mon secours : « Enchantée ! et tu es ? »

 3. Mon interlocuteur dans un moment de lucidité se rend compte qu’il est face à un polyhandicapé des noms et se présente tout seul

 4. Le malaise s’installe et je suis oblige de lâcher le fatidique : « Roh punaise, je ne me rappelle plus de ton prénom dis donc, roh la la quelle buse à oreille je fais.. ». Généralement je n’entends plus jamais parler de la personne en question

 

Donc voilà Julie, on va dire que j’ai rempli ma mission mais sache que le barbecue est quand même offert :)

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