Doléances

7. mai 2015
Chère vie, je tenais tout d’abord à vous remercier pour la livraison (quoique très tardive, travaillez-vous avec la Poste ?) de notre commande. Nous sommes ravis, elle est parfaite. Toutefois je voudrais profiter de ce courrier pour vous remonter deux ou trois  améliorations qui pourraient être bénéfiques pour vos futurs clients (comme disent les américains : « feedback is a gift ») :

  • Tout d’abord vous avez clairement un gros souci au niveau de votre interface de debug. C’est comme si j’avais acheté une voiture qui klaxonne quand elle est à sec, qui klaxonne quand elle n’a plus d’huile et qui klaxonne encore quand elle a un pneu à plat. On est d’accord c’est complément con. Eh bien, la version que nous avons reçue de notre commande est identique. Elle gueule de la même manière pour dire « Maman, ramène ton nichon » ou pour dire « Papa, j’ai de la merde jusqu’en haut des oreilles ». Du coup c’est un peu relou pour savoir ce qu’il faut faire.
 
  • Autre souci digne d’Apple : l’autonomie. Non mais sans déconner, qui oserait sortir un produit avec 3 heures d’autonomie ? Bon, même si j’ai lu sur vos forums que cela s’améliore avec le temps, c’est tout de même un comble de devoir recharger tous le temps. On a bien essayé de passer en économie d’énergie et d’attendre plus longtemps mais devinez quoi ? Ca gueule direct.

 

  • Je souhaitais aussi vous parler de l’empreinte carbone et du niveau de pollution. Comme précisé plus haut, avec ma femme, nous sommes positionné a l’oppose du système (ma femme a l’entrée et moi à la sortie) et nous avons constaté que pour un litre qui rentre il y en a au moins deux qui sortent. Ce n’est clairement pas optimal. Et je vous laisse évaluer la quantité produite quand vous rechargez toutes les 3 heures.

 

  • Nous avons finalement constaté la présence d’une fonctionnalité complètement pétée : le rototo. En gros, à chaque recharge il faut shaker comme un débile afin d’avoir un bon gros rot bien gras enrichi en lait. Je ne vois pas l’intérêt. Personnellement je n’aurai carrément pas mis cette fonctionnalité. Ca reloute tout le monde et au final a moins de vouloir se faire l’alphabet en rotant ça ne sert à rien.

Voilà en espérant que cela vous aidera à progresser vers une meilleure adaptation de votre produit à vos clients. En attendant on va quand même garder la nôtre. C’est qu’on s’y est méchamment attachée quand même.

Divers

Le fondement de toute chose

28. juin 2014

Facebook est un media amusant ou terrifiant selon comment on le regarde. Prenez par exemple ces exemples de jeux débiles ou tu dois sauter à l’eau ou payer un restaurant. Je suis depuis longtemps convaincu que sauf miracle nous finirons envahi par des légions d’extra-terrestres mais quand je vois ça, je me dis qu’ils pourraient prendre peur et ne pas nous attaquer par crainte d’une contagion débilitante.

Ou alors c’est le nouveau moyen que la vie a trouvé pour effectuer sa sélection naturelle…Darwin, si tu nous entends…

Bref, tout ça pour dire qu’une amie m’a impliqué dans une version plus bon enfant : Tu mets une photo de toi tout jeune ou tu m’invites a un barbecue. Au début j’ai d’abord décidé de perdre pour voir si vraiment Julie (l’amie en question) allait se taper 8000 kilomètres pour son barbecue, puis cela m’a donné une idée : Faire un post vérité avec des trucs sur moi que vous ne connaissez sans doute pas.  Et pour certains préparez-vous a un choc…

 1. Jeune, je faisais du sport et même de la randonnée

Je suis le truc en bleu à droite avec mon petit frère, ma cousine et ma mère et nous venons de marcher dans la montagne !!! 

C’est précisément à cette période que j’ai établi ma théorie du «  si c’est pour revenir d’où tu es parti, autant y rester ça ira plus vite »

2. J’ai commencé à développer à l’âge de 9ans sur un Amstrad CPC 464 à cassettes avec un écran en nuances de vert 

Mon professeur des écoles de l’époque (CM1 donc) nous avait fait découvrir l’informatique sur des MO5 en réseau sur un Goupil (ca ne s’invente pas). J’ai alors découvert un jeu ou on pilotait un petit vaisseau sur une partition de musique et il fallait détruire les mauvaises notes. Et plus on en défonçait plus on montait en grade. J’étais comme un fou ! Je voulais y jouer chez moi et mon professeur m’a alors imprimé le listing du jeu : 700 pages de PEEK/POKE avec des valeurs hexadécimales a la pelle.

A ces âges, on est plein de confiance en la vie. J’ai donc accepté le deal de ma mère : Faire ma petite communion pour gagner de l’argent (mon dieu, c’est horrible) avec lequel j’allais pouvoir m’acheter mon propre ordinateur (bon c’était un ordinateur d’occasion, faut pas non plus déconner). J’ai passé un été entier à recopier consciencieusement les milliers de lignes de code. Le jour J (plus connu sous le nom de jour de la révélation), j’appuyais enfin sur le RUN fatidique. Et là ce fut le drame ! Je n’obtins pour fruit de mon travail qu’un misérable «  Syntax Error line 10 ».

Apres avoir fait une tentative de suicide par absorption de 700 feuilles de papier j’en parlais à mon professeur qui me révéla que la vie c’est pourri et que le code d’un MO5, ben mon petit, ça ne marche pas sur un Amstrad. Toutefois, nous allons dire que si le sport ne fait pas partie de mes qualités, l’opiniâtreté par contre est bien présente. J’ai donc commencé par acheter sur les conseils de mon mentor un livre sur la programmation du MO5 puis un pour l’Amstrad et j’ai repassé 3 mois à faire ce PUTAIN DE PORTAGE DE MERDE ! (Comment ça la plaie est encore ouverte ?).

Finalement j’ai réussi à faire marcher le jeu pour m’apercevoir qu’il était relativement à chier en fait.

3. Je suis collectionneur de cartes Magic the Gathering

Oui c’est bien les cartes en papier rigidifie dont je parle. Je claque une fortune à débusquer les cartes manquantes dans les recoins les plus sombres d’internet. Le plus intéressant (qui a dit triste ?) c’est que je ne joue même pas. J’aime juste les avoir dans un placard sous cloche. J’ai ce que l’on appelle communément la collectionnite. J’adore (et le mot est faible) avoir l’intégralité d’une collection. Ça doit remonter à ma petite enfance…

4. Je fais des moteurs 3d depuis que j’ai 9 ans

Bon alors ok, le premier il arrivait à faire tourner un carré à la fréquence de fou de 1 image toutes les 30 secondes. Il était écris en BASIC et s’appelait Zodiac. Puis j’ai passé une longue période sans faire de 3D pour reprendre à 19 ans en Pascal puis en C. Celui-là s’appelait Z3D. Je l’ai ensuite porté en C++ sous Dos. Sa dernière version tournait sur 3DFX et s’appuyait sur le Glide (Une sorte d’OpenGL pour les cartes Voodoo)

A 21 ans, j’ai encore toute recommencé en C++/DirectX avec un moteur que j’ai nommé Nova en hommage au docteur Desti Nova dans le manga Gunmm. Il faut dire que ce moteur était destiné à faire tourner nos démos dans les demoparties et que le groupe s’appelait ZalemCorp. C’est d’ailleurs a cette période que j’ai rencontré mon ami Michel Rousseau avec qui nous avons perfectionné Nova jusqu’à en faire le principal produit d’une boite que nous avons fondée en 2002 : Vertice. Durant 11 ans, j’ai bossé sur Nova le faisant passer de la version 1 a la version 6 tout en basculant du C++ au C#.

En rentrant chez Microsoft j’ai revendu Vertice (et Nova) et je me suis donc remis à faire un moteur 3D (qui a dit opiniâtre ?), cette fois en Silverlight 5 que j’ai nommé Babylon en hommage à la série Babylon 5. Finalement avec l’avènement de WebGL, j’ai porté Babylon en Javascript et c’est ainsi qu’est né Babylon.js

5. Je n’ai aucune mémoire des noms et des prénoms

Je ne m’explique pas pourquoi mais quand je cherche le nom d’un acteur ou même parfois d’une personne que je connais bien, je n’ai rien qui vient. C’est un peu comme si ma mémoire considérait que les noms et prénoms ce n’est pas super important donc elle les stocke dans le hangar. Et du coup quand tu en as besoin, ben faut aller les chercher, en plus c’est loin et il pleut.

Donc si un jour vous me sentez hésitant sur votre prénom ou votre nom, vous saurez pourquoi. Ce qui me rassure c’est que d’aussi longtemps que je me souvienne j’ai ce soucis. Tout jeune déjà au collège j’étais une truite en pull-over pour me rappeler du nom des gens.

Du coup c’est toujours un grand moment de cinéma quand je croise quelqu’un que je sais connaitre et que je dois par exemple lui présenter ma femme. La plupart du temps cela finit en :

 - Moi : Hey salut !! Tu vas bien ?

 - Lui : Hey DAVID (genre il insiste bien pour me jeter au visage le fait que lui il se rappelle !), ça roule nickel et toi ?

 - Moi : Ben ça va, je te présente ma femme Sylvie…

C’est le moment difficile de ma technique, je laisse ma phrase en suspend afin de LUI laisser l’opportunité de se présenter. A partir de là quatre possibilités :

 1. L’échange a duré suffisamment longtemps pour que ma feignasse de mémoire ait fait l’aller-retour jusqu’au hangar et là je triomphe comme un prince lâchant sans vergogne le nom de notre interlocuteur dans un magnifique : «  Et Sylvie, je te présente machin… »

 2. Ma femme sentant que le plan 1 ne va pas arriver avant 6 mois, vient à mon secours : « Enchantée ! et tu es ? »

 3. Mon interlocuteur dans un moment de lucidité se rend compte qu’il est face à un polyhandicapé des noms et se présente tout seul

 4. Le malaise s’installe et je suis oblige de lâcher le fatidique : « Roh punaise, je ne me rappelle plus de ton prénom dis donc, roh la la quelle buse à oreille je fais.. ». Généralement je n’entends plus jamais parler de la personne en question

 

Donc voilà Julie, on va dire que j’ai rempli ma mission mais sache que le barbecue est quand même offert :)

Divers

Les trucs qui me broutent

15. novembre 2013

Prenez ce post comme un exutoire, une solution pour ne pas libérer l’instinct sauvage qui me susurre à l’oreille de massacrer à la petite cuillère rouillée l’intégralité des gens qui font des trucs qui me mettent le ravioli en feu.


J’ai donc décidé dans un grand acte d’humanité de recenser ici une partie des choses qui me sortent par tous les pores de la peau afin de vous faire partager mon désespoir.


D’aucuns pourraient dire (les vilains) que je deviens (suis ?) un vieux con. Que nenni ! J’atteins en fait cet âge merveilleux ou la sagesse remplace la fougue (comprenez par-là que passé dix heures du soir, il n’y a plus personne).

Fort de cette sagesse nouvelle, je m’en vais vous lister les sources de mon malheur (par ordre de pagaille, cela va sans dire) :

  1. Les cyclistes qui considèrent que non, finalement c’est sûr, les feux rouges ce n’est pas pour les véhicules sans moteur. C’est tellement plus amusant de tenter sa chance au grand jeu du « je suis plus rapide que la voiture qui va couper ma route, ha ha… »
  2. Les gens qui font du bruit avec leur voiture sous ma fenêtre (cf. un autre post sur ce blog) et plus particulièrement ceux qui sont certains que l’humanité ressortira grandie du fait qu’ils font ronfler comme des veaux en rut leur gros moteur lorsqu’ils sont au feu rouge (oserais-je faire remarquer que le trafic dans la région Parisienne implique qu’une voiture avec un moteur de tondeuse à gazon ouzbéque suffit pour aller à la même vitesse).
  3. Les gens qui arrivent à la bourre dans les réunions ou je suis. Qu’ils arrivent à la bourre dans d’autres réunions, à l’extrême limite, je veux bien. Mais dans MES réunions, je ne peux pas. Je suis un être ingrat il faut bien le savoir. Je devrais plutôt les remercier de m’offrir ces quarts d’heures de vide ou je peux me recentrer sur moi-même afin de me ressourcer. Il est évident que c’est le mieux pour moi. Poireauter comme une moule sur son rocher seul dans ces grandes salles de réunion, c’est ma vie, mon œuvre. Je sais maintenant que je suis né pour cela.
  4. Les gens qui vous donnent l’impression que ce que vous venez de leur demander était exprimé en Klingon.
  5. Les gens aimables derrière leur guichet qui vous accordent toute l’attention due au fait que nom de Zeus, c’est vous le client. Et que non, la diarrhée verbale que tu viens d’essayer de me faire passer pour un bonjour n’est pas en adéquation avec le « ici le client est roi » écrit sur ton mur moisi.
  6. Les piétons qui traversent devant vous, lorsque votre feu est vert et que donc forcément le leur est rouge, en vous regardant droit dans les yeux en pensant « je t’emmerde mais d’une force, tu imagines à peine, poum ploum ploum… »
  7. Les gens qui ne répondent pas à mes mails. Surtout ceux qui n’y répondent pas du tout (vous pourriez attendre 10 ans, faire 20 relances, séquestrer leur famille, cela serait pareil, leurs boites email ne marchent pas comme les nôtres. Ils ont un système aléatoire qui efface les mails avant qu’ils ne puissent les lire. C’est balôt)
  8. Les gens de mauvaise foi qui en vous regardant droit dans les yeux avec l’aplomb d’un guerrier celte et qui vous lancent des « Ah bon ? Non je n’ai pas reçu ton mail » ou encore « Punaise, la réunion précédente était interminable »
  9. Les motards qui remontent les files de voiture et qui si tu ne te pousses pas vont venir te broyer les genoux avec des écrous parce que c’est logique sur une voie faite pour deux voitures de devoir monter sur le terre-plein central afin de les laisser passer.

 

Mais bon au final comme disait Mamie Catuhe, tant que la santé va tout va 

Divers

Pinailleur

27. septembre 2013

Je suis clairement un pinailleur ou plutôt un méticuleux (merci aux copains pour m'avoir fait enlever perfectionniste).

D’ailleurs si vous me permettez une digression (formule purement rhétorique puisque si vous ne me le permettez pas je continue quand même. Mais bon pour vous donner une impression de pouvoir, je fais des efforts. Ne me remerciez pas je suis comme ça), j’ai toujours trouvé drôle les gens qui lors des entretiens d’embauche répondent « je suis perfectionniste » à la question « Citez un de vos défauts ». Mais bien sûr, prend moi pour un con. Que tu dises « J’aime manger des chips poivrés dans des chaussons en peau », ça oui c’est un vrai défaut. Là tu t’assumes mon gars ! Mais ton « je suis perfectionniste » c’est tout mou, c’est pas bon ça coco.

Bref, je m’emballe.

Donc je suis un méticuleux et vous l’aurez compris, pour moi, c’est une qualité. J’ADORE passer des heures à pinailler sur la position d’une icone dans mes applications ou encore à me demander si le fond serait mieux en taupe ou en marron de Madagascar par temps de pluie. Ce qui est drôle c’est que lorsque ma femme fait la même chose avec les rideaux j’ai une grosse tendance à m’en battre les noix avec une brosse à bois. Mais pour autant dans mes applications cela me touche. Je suis un grand sensible mais un sensible sélectif.

Je trouve que c’est presque un art et un vrai plaisir de chercher la petite bête et surtout de réfléchir au pourquoi là je mets un bouton mais là je mets un slider.

Je considère le développement comme un art et une manière d’exprimer notre créativité. Et finalement nous sommes (nous les développeurs) comme des artistes, on peut revenir sans cesse sur notre application sans jamais arriver à atteindre la perfection recherchée. Comme dit l’expression : « cents fois sur le métier tu remettras ton ouvrage ». Et c'est exactement ce que je fais. Je sors mes applications et sans cesse je leur rajoute des fonctionnalités, je les mets à jour, je change des comportements rejetés par les utilisateurs et je ressors de nouvelles versions. Je crois en la vertu de confronter son oeuvre à sa cible.

Alors forcément après on a les artistans et on a aussi les peintres en bâtiment du code voire même les industriels du code.  Je ne critique pas notez-le bien. Je constate.

Divers

Je vis en ville...

14. septembre 2013

Je vis en ville. C’est une erreur je m’en rends compte mais si je ne veux pas passer un quart de ma vie dans une voiture je n’ai pas le choix.


Cet état de fait en entraine un autre. Je vis dans le bruit. Constamment. De la mobylette modifiée pour gagner 2kms/h à la machine de nettoyage des rues qui sur ma ville passe tellement souvent qu’ils arrivent à générer une couche constante de produits nettoyants sur les trottoirs, il y a toujours du bruit.


Il se trouve que par un parfait alignement des planètes le jour de ma naissance, je déteste le bruit. Cela peut me rendre complètement débile. Plus il y a de bruit et plus je deviens con. Et selon les expériences récentes, le système ne semble pas borné.
Heureusement (pour moi) mon éducation et la pression sociale garde la bête en cage.


Prenons par exemple ce charmant week-end que je suis en train de passer. Tranquillement en train de flâner sur mon ordinateur, je suis doucement tirer de ma torpeur par une armée d’abrutis qui passent discrètement  sous MA PUTAIN DE FENETRE avec des voitures de courses en location en prenant bien soin de faire passer leur accélérateur à travers le plancher de la voiture. Ceci bien sûr pour produire le plus gros boucan possible, merci.
Alors là, la bête elle me dit : « Tranquille Robert (elle m’appelle Robert pour une raison qui m’échappe), on va gentiment aller s’acheter un jeu de boules de pétanques et on va leur faire une démonstration scientifique de la poussée gravitationnelle. En bonus, ils pourront s’amuser à déterminer la forme géométrique engendrée par une boule de métal enfoncée dans le capot d’une Porsche. Cela sera charmant. »


Je ne cède toutefois pas (hélas ?) à la tentation car mon cher maitre Yoda m’a enseigné que la violence ne résout rien. Par contre il m’a aussi appris à appeler les forces de l’ordre pour justement le remettre (l’ordre).


Et c’est là que j’aime les fleurs, les gens et les fusils à canon sciés. Car ces chères forces de l’ordre répondent à ma supplique et me signalent que non, finalement, ils ne peuvent rien faire si les gens sont cons c’est à la vie qu’il faut se plaindre. Apparemment il serait légal en France de faire chier la Terre entière en faisant un vacarme faisant passer un concert de Metalica pour des chants grégoriens.


Le plus drôle (ou triste selon) c’est de se dire que leur voiture de collection (de location !) sont l’équivalent moderne d’un bambou attaché avec de la corde à leur sexe afin de le rallonger.


Si on vous demande mon opinion, je suis pour une invasion extra-terrestre. L’humanité a raté un tournant, il faut corriger.

Divers

La jouissance du développeur

9. septembre 2013

Je voudrais partager avec vous une expérience que de nombreux de développeurs ont connu dans leur vie. Une expérience qui m’est arrivée ce week-end.

Tout a commencé il y a quelques temps quand je me suis décidé à ajouter une nouvelle fonctionnalité (suite à un moment mou) à Babylon.js. Pour les curieux, il s’agissait de rajouter l’exportation des bones (l’animation de personnages) de Blender vers le format de fichier de Babylon.js.

Comme je suis maintenant un vieux maitre en haut de sa montagne je confiais cette tâche à un esclave collègue (Guillaume) me disant que vu que c’était sur-relou à faire autant que ce ne soit pas moi qui le fasse.

Le pauvre bougre passa deux semaines dessus, à suer du sang, à se nourrir à la paille et à pisser dans une bouteille afin de maximiser le temps de travail. Et pourtant il faillit. Couvert de honte, il vint me voir à mon bureau ou il fit état de son échec cuisant. Fort de ma légendaire pédagogie, je me foutais lourdement (contrairement à mon habitude) de lui, le traitant de vieux poulpe sec incapable de coder une addition.

Grand seigneur, je me portais donc à son secours en lui disant que j’y passerai dix minutes en début de week-end ce qui devrait être largement suffisant.

Et là, ce fut le drame.

Je m’y mettais donc le vendredi soir d’une main nonchalante avec un œil sur Secret Story. Quelques heures plus tard, en sueur, l’œil terne et le poil gras je commençais à me rendre compte de l’effroyable réalité : Ça allait être la guerre ! Le code de gestion des bones au sein de Blender est sans doute le septième cercle de l’enfer. J’y ai même croisé Dante. Chaque information est accessible par 19 biais différents avec 19 significations différentes.

Afin de ne pas rajouter un divorce à la folie ambiante, j’allais toutefois me coucher aussi détendu qu’un chat sur un grill brulant.

A 6h30 le matin suivant, je repartais à la guerre, dans la boue, me nourrissant de petits animaux et de racines, progressant de quelques mètres et reculant d’autant les minutes suivantes. 

Et cela dura ainsi jusqu’au dimanche après-midi. 

Heureusement il y eut le « Docteur House Effect ».

Ma femme fit une remarque anodine sur le fait que je n’étais pas lavé, que je n’avais pas mangé depuis deux jours, que je sentais le chacal mort et que des mousses commencaient à pousser sur les roulettes de mon fauteuil. Et dans les ténèbres de mon esprit ou seulement quelques mots parvinrent à trouver leur chemin jusqu’à ma conscience, la voie de ma muse déclencha une réaction en chaine incroyable qui se conclut par la formation d’une petite idée toute fragile. Je la mettais de côté, l’arrosant avec amour et la nourrissant de tout mon espoir. Elle germa et finit par donner ses fruits : J’avais la SOLUTION à mon problème !!

Je pouvais ENFIN exporter les animations de personnage depuis Blender vers Babylon.js. Ce moment-là pour un développeur peut être qualifié d’orgasmique. Après des heures dans le désert à se faire sortir le cerveau par les oreilles, on trouve enfin l’oasis tant recherchée. Et c’est bon, cela fait du bien, on pleure, on rit, on fait la parade à poil dans l’appartement en chantant du Goldman. Bref on est content !

J’appelle çà la jouissance du développeur.

 

 

 

 

 

Divers

Le moment mou

30. août 2013

Je suis un créatif. Pas au sens où les gens l’entendent d’habitude toutefois. Je ne suis pas bon dessinateur par exemple. Les dernières personnes qui ont vu un dessin que j’avais réalisé ont entamé une retraite dans un monastère après avoir passé plusieurs jours à courir nu dans la rue en criant « Le diable existe j’ai vu ses entrailles récemment ». De même je ne suis pas musicien. Je ne sais même pas siffler. Demandez à  mes collègues ce dont je suis capable quand j’essaye. Cela ressemble à un appeau à ultra-sons plus qu’à un son radieux et agréable.

Pour autant, je suis un créatif mais j’exprime ma créativité différemment, par le code, par la création d’applications et de frameworks que j’adore peaufiner, améliorer et confronter à des utilisateurs. Rien ne me plait plus que de lire des commentaires de personnes qui se servent de mes outils et qui les apprécient. C’est par ce biais que j’exprime cette énergie bouillonnante.


La dernière en date c’est l’ajout des bones à babylon.js (www.babylonjs.com)  mon moteur 3D temps réel pour le web dont je ne suis pas peu fier (au passage les bones pour les béotiens c’est ca : http://www.babylonjs.com/index.html?10). Quand je crée, que je peaufine ou que je bosse sur mon code, je passe dans un mode un peu particulier. En gros, 2% de mes neurones restent affectés au tout-venant (manger, dormir, faire sembler d’écouter ma femme, avoir un semblant de vie sociale, etc…). Les 98 autres pourcents sont intégralement dédiés au développement du code que je suis en train d’écrire. Ma femme adore quand je suis dans ce mode car elle sent bien qu’elle a toute mon attention. Je suis d’une exquise compagnie dans ces moments, surtout s’il s’avère que j’ai un bug à corriger. Je concours alors à l’oscar de l’homme invisible. D’ailleurs si on doit sortir pour aller au restaurant par exemple, elle prend maintenant la précaution de demander si j’ai un bug ou pas pour savoir si elle dinera seule ou avec moi.


Le problème c’est que toute cette belle énergie crée une dépression lorsque la fonctionnalité à produire est prête. C’est alors le moment mou ! 98% de mon cerveau se retrouve sans but, inerte et je ressemble alors plus à un homme politique sur les bancs de l’assemblée qu’à un super créateur de code en pleine possession de ses moyens. Je me déplace alors plus par reptation qu’en marchant allant mollement de mon lit au canapé à mon bureau. Je suis une grosse limace molle qui erre dans le désert d’un univers où il n’y a rien à coder.


Pourtant à l’intérieur c’est le branle-bas de combat :
- La Décision : Bon les gars, on est dans un instant mou, il faut prendre une décision. Donnez-moi une vision claire de nos options !
- La Créativité : Bordel mais on a deux millions de trucs à faire : les lens flares, le morphing pour babylon.js, ranger les cartes Magic par ordre de progression colorimétrique inverse, porter Collecto sur Win8, porter Urzagatherer sur Windows Phone, (s’en suit une liste longue de plusieurs heures de trucs TropCoolAFaire©)…
- Représentant officiel de ma femme (seule membre extérieur autorisé à siéger au comité de pilotage par la force de son pouvoir « Derrière l’Oreille ») : Ouais bof, je ne suis pas super jouasse avec l’idée de repartir en mode débile en fait.
- L’esprit Geek : Mais sans déc les mecs, il y a Atlantic Rim au ciné, apparemment c’est des gros aliens qui se font attaquer par des robots de l’espace. Ca doit juste être ultime !!
- La Décision : Enorme ! Je suis assez fan. On est comment niveau corps ?
- Le Corps : Bon ben niveau réserves, on a environ 34 ans d’avance sur le stock de gras. Après pour le reste niveau musculaire, on doit pouvoir faire 20 mètres avant l’épuisement et la mort par inanition. Cela devrait suffire pour aller jusqu’à la voiture.
- La Décision : Chaud. Ça va être tendu si on ne peut pas se garer devant l’entrée du cinéma.
- L’esprit Geek : Sinon on peut glander sur Facebook/Twitter en bavant ?
- La Décision : Deal !


Et cela peut durer des jours. Je note toutefois qu’au final c’est la Créativité qui finit toujours par gagner !

Divers, Philo

L’art obscur de la présentation

11. mai 2011

J’assiste assez souvent à des présentations professionnelles en amphithéâtre.

J’anime également pas mal de conférences, d’autant plus depuis que je suis chez Microsoft.

Et force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux en qualité.

Je vous livre ici dix tuyaux issus de mon expérience et qui n’ont strictement aucune prétention sinon vous transmettre ce que j’en pense:

  1. Connaissez votre audience : ne parlez pas de la recompilation en mode kernel à des débutants venus découvrir votre sujet
  2. Parler clairement et ne vous lancez pas de longues tirades au lyrisme mal contrôlé. Des phrases courtes, au présent, c’est bien, ça passe tout seul
  3. Ne trépignez pas sur scène : Vous pouvez vous déplacer, cela dynamise votre discours mais ne transmettez pas votre stress à la salle en dansant sur place
  4. N’utilisez pas “euuuh” comme une ponctuation : Votre flux doit être fluide et surtout ne doit pas apparaitre comme hésitant. Sinon vous transmettrez un message de flou et de non-maitrise de votre sujet
  5. Ne préparez pas de blagues à l’avance : L’humour réchauffé est un vrai métier. Soit c’est spontané soit cela ne l’est pas
  6. Ne soyez pas monotone : Même si ce que vous dites est passionnant, si vous bercez votre auditoire par un ton monocorde lancinant vous ne ferez pas passer votre message
  7. Souriez : Faire la gueule c’est la meilleure solution pour passer pour un pénible (ou pire…)
  8. Faites des slides  légers : Le but des slides n’est pas de faire un prompteur. Vous devez surtout donner des points clefs. J’aime beaucoup les slides “livres” ou on peut passer 15 minutes à tout lire. Du coup forcément on n’écoute que dalle à ce que vous racontez
  9. Faites des slides qui ont de la gueule : Pensez à la qualité visuelle générale. Il faut que ça donne une bonne image de votre discours. vous trouverez sur le net de nombreux articles sur la construction visuelle efficaces des slides. C’est important, je vous l’assure. Pour ma part, j’aime bien les slides dépouillés (un peu à la METRO comme sur WP7)
  10.   Soyez dynamique : Il faut sortir du “je lis mon slide, je passe au suivant”. Il faut essayer d’être interactif avec l’auditoire. Si possible, il faut ménager des périodes calmes puis des montées en puissance (à l’occasion d’une démo par exemple). Avec l’apothéose à la fin!

 

Alors bien sûr c’est tellement plus facile à dire qu’à faire. Mais c’est comme tout, on peut apprendre et progresser.

Et si vraiment vous voulez progresser d’un coup, il faut assister à la Coding4Fun des Techdays. C’es édifiant, je vous le garantis Sourire

Divers, Philo

Les commerciaux de la France

22. juin 2010

Franchement, je ne comprends pas la colère que déchainent nos bleus (j’adore cette expression. Les bleus c’est ce qu’on se fait quand on se fait mal non?) en Afrique du Sud.

Finalement, je trouve qu’ils portent haut nos couleurs, qu’ils promeuvent ce que l’on fait sans doute de mieux en France : LA GREVE!

Quelle belle image de cette technologie que nous avons amenés à des niveaux stratosphériques!

Quelle superbe vitrine de cet art millénaire!

 

Non sincèrement, je vous dis chapeau bas messieurs. La France avance ! Pas forcément dans le bon sens mais elle avance.

Divers, Philo

10 trucs sur ma vie

10. juin 2010

Alors, j’avais vu, il y a un bail,  un blog sympa sur le site de Mitsu et je relance l’idée. Le but du jeu est de donner 10 vérités (anodines ou pas) sur soi-même puis de passer le relais à un ami qui devra faire de même et ainsi de suite.

Donc je me lance:

  1. Mon nom se prononce “KA TU EUUUUH” et non pas “KA TU”. En effet, dans les Landes d’où je suis originaire, on prononce le “HE”. Sauf que pour les esprits simplistes de la ville, j’ai simplifié
  2. Ma couleur préférée est le noir car j’adore le concept que l’absence de couleurs est une couleur (Il parait que cela amincit mais il n’y a pas de rapport)
  3. J’ai un “PI” tatoué sur le bras droit en hommage aux mathématiques qui me rassurent en expliquant notre univers
  4. Mon alimentation est à 95% basé sur la viande de boeuf (bleu merci)
  5. Je suis un geek de dernier niveau qui joue à Wow, Starcraft2 et qui passe des heures à regarder des séries télé
  6. Si je devais refaire ma vie, je voudrais être neuro-chirurgien pour comprendre notre cerveau et le concept de conscience
  7. Depuis que j’ai un PC (soit depuis 207 ans), je développe sur les outils de Microsoft (oui même sous DOS) d’abord en C, puis en C++ puis en C#.
  8. Depuis que j’ai un PC (soit depuis très longtemps), je développe des moteurs 3D (les premiers sentaient un peu la cire molle mais j’ai progressé depuis)
  9. Je suis fan des discussions mystiques autour des questions de la vie (ou va-t-on? qui sommes-nous? qu’est ce que le vide ou l’infini?)
  10.   J’ai passé une grande partie de ma vie à croire qu’un magasin bien achalandé se comprenait et s’écrivait : “un magasin bien achats landais”. Oui, j’ai honte.

 

Je passe maintenant la balle à Mitch. Mon pote, à toi de jouer :)

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