L’art obscur de la présentation

11. mai 2011

J’assiste assez souvent à des présentations professionnelles en amphithéâtre.

J’anime également pas mal de conférences, d’autant plus depuis que je suis chez Microsoft.

Et force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux en qualité.

Je vous livre ici dix tuyaux issus de mon expérience et qui n’ont strictement aucune prétention sinon vous transmettre ce que j’en pense:

  1. Connaissez votre audience : ne parlez pas de la recompilation en mode kernel à des débutants venus découvrir votre sujet
  2. Parler clairement et ne vous lancez pas de longues tirades au lyrisme mal contrôlé. Des phrases courtes, au présent, c’est bien, ça passe tout seul
  3. Ne trépignez pas sur scène : Vous pouvez vous déplacer, cela dynamise votre discours mais ne transmettez pas votre stress à la salle en dansant sur place
  4. N’utilisez pas “euuuh” comme une ponctuation : Votre flux doit être fluide et surtout ne doit pas apparaitre comme hésitant. Sinon vous transmettrez un message de flou et de non-maitrise de votre sujet
  5. Ne préparez pas de blagues à l’avance : L’humour réchauffé est un vrai métier. Soit c’est spontané soit cela ne l’est pas
  6. Ne soyez pas monotone : Même si ce que vous dites est passionnant, si vous bercez votre auditoire par un ton monocorde lancinant vous ne ferez pas passer votre message
  7. Souriez : Faire la gueule c’est la meilleure solution pour passer pour un pénible (ou pire…)
  8. Faites des slides  légers : Le but des slides n’est pas de faire un prompteur. Vous devez surtout donner des points clefs. J’aime beaucoup les slides “livres” ou on peut passer 15 minutes à tout lire. Du coup forcément on n’écoute que dalle à ce que vous racontez
  9. Faites des slides qui ont de la gueule : Pensez à la qualité visuelle générale. Il faut que ça donne une bonne image de votre discours. vous trouverez sur le net de nombreux articles sur la construction visuelle efficaces des slides. C’est important, je vous l’assure. Pour ma part, j’aime bien les slides dépouillés (un peu à la METRO comme sur WP7)
  10.   Soyez dynamique : Il faut sortir du “je lis mon slide, je passe au suivant”. Il faut essayer d’être interactif avec l’auditoire. Si possible, il faut ménager des périodes calmes puis des montées en puissance (à l’occasion d’une démo par exemple). Avec l’apothéose à la fin!

 

Alors bien sûr c’est tellement plus facile à dire qu’à faire. Mais c’est comme tout, on peut apprendre et progresser.

Et si vraiment vous voulez progresser d’un coup, il faut assister à la Coding4Fun des Techdays. C’es édifiant, je vous le garantis Sourire

Divers, Philo

Les mondes parallèles

24. avril 2011

Je viens de voir un film qui m’a mis le ravioli au court-bouillon : Code Source. Au vu du titre je me suis d’y que cela devait encore être un de ces films qui parlent d’informatiques avec des ordinateurs qui couinent et des utilisateurs qui bossent sans souris. Et comme je suis maso, je me suis empressé d’y aller afin de me moquer de la plèbe qui croit encore à ces histoires (on se fait plaisir comme on peut).

Et ce fût le choc, le film est une tuerie, et n’a aucun rapport avec l’informatique (bon si quand même un peu. On voit même des écrans avec pleins de trucs en 3D qui bougent à fond afin que cela soit bien parfaitement inutile mais tellement hype).

Le thème sous-jacent sans trop déflorer l’intrigue concerne les mondes parallèles. D’ailleurs c’est amusant de les appeler ainsi, car si ils sont parallèles on ne peut donc jamais les croiser (petit rappel : deux lignes parallèles ne se rejoignent jamais). Bon dans le film ils sont pseudo-parallèles on va dire.

Le truc qui me plait dans le concept c’est que forcément on touche à la croyance plus qu’à la science car si mondes parallèles il y a, personne n’a pu (à ma connaissance) y aller ou en revenir. Un peu comme la mort. Etrangement.

D’ailleurs si j’étais un papa de la science (loin de moi cette idée, je ne fais que des petits machins en 3D qui tournent vite, pas plus) et que fatigué de chercher la matière [noire/perdue/ pas trouvée/qui n’existe que pour faire marcher ces cons d’équations/qu’on appelle aussi “je sais foutrement rien”] (rayer les mentions inutiles), je voulais essayer un truc, je me lancerai dans la recherche de ces mondes parallèles. On sait jamais peut être que leur poids plus le nôtre permettraient de valider les théories actuelles (plutôt que d’en chercher d’autres, faut pas déconner non plus).

Pour mémoire, la matière noire c’est des éléments neutres et donc insensibles aux forces électromagnétiques (la belle affaire, du coup ils sont aussi invisibles et comblent du luxe ils auraient une pression négative. Je rajouterai qu’ils comprennent les écrans en 3D qui vont très vite, mais c’est personnel. D’ailleurs si vous aussi vous avez des responsabilités à leur refourguer allez-y ils ne sont pas bavards) mais qui existent forcément sinon il manque du monde pour faire marcher nos équations. Il manque même pas mal de monde puisque cette chère matière noire (et sa copine l’énergie noire. Tiens si ca se trouve Georges avait raison, c’est la Force!!) représente juste 96% de notre univers.

Pourtant certains commencent à proposer de modifier la théorie plutôt que de modifier le réel : la théorie MOND et la théorie TeVeS (vous noterez que au mieux ils passent pour des cons).

D’autant plus qu’avec toute la meilleure volonté, nos éminents scientifiques en chient des ronds de flans pour prouver que cette matière existe. On dispose au mieux de preuves indirectes assez controversées (un ami d’un ami qui connait un voisin dont le chien en aurait peut être vu un de nuit. Mais c’est pas sûr)

Bon, bien sûr je suis un fichu ignare dans toutes ces théories et de manière générale, les pauvres malheureux qui proposent des alternatives se font vite défoncer. Et je me mets à la place de nos grands scientifiques devant une bien difficile équation : soit on a tord soit on a un truc sous le nez que l’on ne trouve pas.

A leur place j’aurai choisi la même conclusion, on n’est pas non plus là pour s’emmerder Smile.

Philo

Earth Security Program

9. avril 2011

Cela fait un certain temps (en fait depuis que je me suis mis à relire l’œuvre de Asimov) que je m’interroge sur la bonne mauvaise idée d’envoyer dans l’espace une sonde (Voyager) avec des descriptions de l’humanité et tout un tas d’informations sur ce que nous sommes (des photos de la Terre, sa position, des notions de physiques, de la musique, des enregistrements de l’activité terrestre, une sorte de pierre de Rosette, etc..)

En effet, si il existe une vie autre dans l’univers, et qu’ils sont capables de venir sur Terre, ils auront de facto une avancée technologique stratosphérique en rapport à la nôtre (Déjà, vu comment on a du mal à quitter la Terre pour aller ne serait-ce que sur la Lune et je ne parle pas de notre maitrise moisie de l’énergie) et tout ce qu’ils feront passera  à nos yeux pour de la magie (cf. la 3ème loi d’Arthur C. Clark : “Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie”).

A partir de là trois possibilités:

  1. Ils sont pacifiques, en quête d’explorations et jugent qu’il ne faut pas interférer dans notre vie. En somme, ils se comportent comme nous quand on observent des animaux dans leur milieu naturel. Bien sûr il y a parfois des ratés et l’on voit apparaitre sur Terre des témoignages d’OVNI dont les auteurs ont vite fait de passer pour des illuminés.
  2. Ils sont pacifiques MAIS décident de prendre contact. Et la c’est la foire à la saucisse. L’humanité se divisent en plusieurs groupes:
    1. Les “croyants” qui les prennent pour des dieux et commencent à leur vouer un culte et à remettre entre leurs mains “divines” le destin de la planète.
    2. Les “théoriciens du complot” qui ne croient pas à leur pacifisme et se lancent dans une guérilla pour les faire partir et “libérer” la Terre de leur menace fantôme (ho ho!)
    3. Les “optimistes” qui voient en cette rencontre une possibilité pour l’humanité de faire un grand pas en avant en profitant des technologies de nos nouveaux “amis”. Les chercheurs du monde entier espèrent pouvoir échanger avec eux afin de voir progresser leur recherche
    4. Les “pessimistes passifs” qui considèrent que notre culture sera lentement absorber par celle des visiteurs et que nous disparaitront à moyen terme
  3. Ils sont belliqueux et là, contrairement à ce que l’on voit au cinéma, on va se faire ouvrir en deux en moins de 24 heures. Autant dire que leurs canons cinétiques à impulsion biseautée exploseront nos défenses comme mon doigt dans une assiette de purée (oui j’adore faire des volcans dans ma purée, j’assume). Si ils sont capables de couvrir les distances titanesques de l’Univers, ce n’est pas notre char Leclerc qui va les arrêter. Il suffit de voir comment les armées d’invasion humaines se sont comporter dans le passé quand elles étaient technologiquement supérieures (L’armée romaine, les conquistadors, les armées colonisatrices européennes (dont la France), les colons en Amérique, etc.). Et encore, je me plais à croire que le fait que nous soyons tous de la même race a légèrement atténué les massacres et faciliter l’intégration par la suite.

Donc au vu de tout cela, mon coté réaliste me fait penser que dans le doute, nous ne devrions pas trop faire les malins et plutôt essayer de nous faire discret.

On ne sait jamais…

Philo

Les trois grandes lois du développement

29. janvier 2011

Inspiré par mon maitre à penser (Isaac Asimov), je me suis lancé dans la rédaction de 3 grandes lois applicables sur les développements informatiques.

Dans la masse d’informations et de documentations que l’on retrouve sur Internet, j’ai parfois la sombre impression que l’on perd un peu de vue la réalité pour se retrouver face à des problématiques technico-techniques.

J’en en effet la crainte que l’on se concentre plus sur la technologie que l’on utilise que sur le fonctionnel à développer.

Les 3 grandes lois du développement donneraient donc :

1. Le bon sens en premier lieu conduira chaque choix.

2. Tout ce qui peut améliorer la maintenabilité et l’évolutivité du code doit être employé SAUF si cela va à l’encontre de la première loi.

3. L’esthétique du code sera envisagée SI cela ne va pas à l’encontre de la première ou de la seconde loi.

 

La première loi pourrait aussi se décrire ainsi : PRAGMATISME BORDEL!. En gros si un projet doit être performant et que pour atteindre cette performance il faut faire du code qui ne respecte pas la dernière version du design pattern MVVM à retro-plaque sur mousse organique et bien tant pis! Ce qui compte avant tout c’est le satisfécit du client. Ce qui compte c’est que le logiciel développé corresponde aux attentes du donneur d’ordre.
Bien entendu, dans la majorité des cas, le bon usage des design patterns permet de faire du bon code mais hélas, on retrouve encore trop souvent des solutions développées par des architectes de l’extrême qui tiennent plus de l’usine à gaz que du bon logiciel fiable.

La deuxième loi d’ailleurs va dans ce sens. Utiliser intelligemment les design patterns permet d’industrialiser un développement et de facto de le pérenniser. Il faut juste bien respecter la première loi pour ne pas se lancer dans un développement trop complexe pour un tâche donnée.

Finalement, la troisième loi permet au développeur d’exprimer son besoin de créativité en utilisant toutes les belles technologies ou les beaux design patterns qui font rêver du moment que c’est logique pour le projet et que cela va dans le sens de la fiabilisation.

En conclusion, j’ajouterai juste qu’à mon sens un beau code est un code qui fait beaucoup en peu de lignes. Un beau code c’est un code simple et lisible.

Et comme me disait ma grand mère : “Les commentaires dans le code prouvent juste que ce dernier n’est pas suffisamment clair par lui-même. Un bon code est un code compréhensible directement, sans autre artifice.”. Il n’y a pas à dire, elle s’y connait Mamie.

.Net, Philo

L’énergie

30. novembre 2010

L’une des prochaines révolutions technologiques vraiment primordiales sera à mon sens une révolution autour de l’énergie. Notre civilisation, si elle veut continuer à progresser doit impérativement résoudre cet épineux problème de l’approvisionnement énergétique.

Quand je vois le gaspillage actuel ou nous devons bruler de la matière (pétrole, charbon, gaz) pour faire bouillir de l’eau pour faire tourner des bobines ca me sidère.

Même les centrales nucléaires ne sont pas plus avancer techniquement, elles restent des grosses bouilloires (même si la manière de faire bouillir l’eau est différente).

Pour ma part (et du haut de toute mon incompétence) je me dis qu’un jour nous aurons accès à de l’énergie illimitée. J’en veux pour preuve la célèbre formule d’Einstein : e=mc². Ce qui pourrait se traduire par l’énergie est égale à la masse d’un objet multipliée par la vitesse de la lumière (300 000 km/s) au carré. Donc en gros si l’on arrivait à convertir totalement la masse d’un objet en énergie on aurait accès à une masse d’énergie phénoménale.

Bien entendu, tout cela reste aujourd’hui de la science-fiction mais j’ai espoir. De toute manière la conquête de l’espace (notre prochaine étape, soyons en sûr) passera par une bien meilleure maitrise de l’énergie.

Philo

Le retour du fils des travaux de l’enfer

22. septembre 2010

Le directeur des travaux de Albi a changé de chantier! Il travaille désormais sur l’autoroute entre Pau et Toulouse.

Des personnes issues d’un milieu autorisé ont pu me donner une transcription de sa première journée:

- Salut les gars! J’ai une super idée…(à dire avec l’air de celui qui vient de retrouver la masse manquante de l’univers)
- Ah ouais?
- Ouais! un truc de psychopathe! Plutôt que de faire des travaux tout au long de l’année sur une seule section à la fois, on va les faire TOUS en même temps!
- Euh…
- Mais oui c’est ultime!! Plus besoin du truc avec des jours dessus du coup la!
- Un calendrier?
- Oui voila. En plus on ne dira pas sur quelle section on travaille. On les met toutes en travaux et on bosse par ordre de pagaille sur une seule section à la fois.

Et croyez le ou non mais ils ont validé sa décision. Du coup, je me suis tapé un aller/retour Toulouse/Pau au rythme de croisière d’un tricycle, le cul de la voiture de devant sur mon pare-brise.

J’ai donc pu m’émerveiller devant la poésie chaotique de sections entières sur une seule voie avec comme seule compagnie de superbes plots orange et blancs.

J’ai eu droit à toutes les options en plus: du classique mono-voie jusqu’au package gold avec le changement de coté ou on se retrouve gentiment en contre-sens avec juste nos amis les plots chatoyants pour faire la sécurité (et de temps en temps un courageux panneau “double-sens”, des fois que la file de voitures en contre-sens n’ait pas éveillé en nous un soupçon sur le sujet).

J’ai toutefois pu noter plusieurs choses : de manière assez générale, le gars qui pose les plots de droite en met en moyenne un tout les 3 traits alors que celui de gauche se lâche méchamment en en mettant un tout les 2 traits!!! On est limite la bave aux lèvres devant une telle découverte (et on pourra noter au passage l’état psychologique à atteindre pour commencer à faire attention à ce genre de détails croustillants. D’autant plus qu’il faut arriver à effectuer ses statistiques au travers de la brousse qui sert de séparation naturelle).

Après reste la question du pourquoi, malgré les 22 blocages de sections, les travaux n’ont finalement lieu que sur une seule section. A mon avis, c’est le plan Vigipirate qui veut ça. En effet, ainsi si des terroristes veulent attaquer les courageux ouvriers qui vont défendre nos intérêts sur ces sections exposés au danger, ils ne sauront pas ou frapper! 

C’est beau un plan stratégique si bien ficelé.

Philo

Terra Incognita

14. septembre 2010

Je regrette par certains coté de vivre à notre époque. En effet, il ne reste plus de voyages vers des terres inconnues à réaliser.

J’aurai adoré vivre à l’époque de Christophe Colomb ou de Marco Polo et partir à l’aventure vers l’inconnu.

Bien sûr aujourd’hui il reste l’espace mais cela me parait tellement inaccessible. En tout cas, si je n’avais pas ma petite femme et que l’on me proposait d’être l’informaticien de bord pour un voyage vers Mars j’accepterai sans soucis.

Je trouve que notre époque à un peu perdue de sa magie en essayant de tout expliquer et de tout rationnaliser. Bon, je dis bien “essayer” car quand je vois que les théories actuelles ne savent pas ou se trouvent 90% de la masse totale, je pense qu’on est pas encore arrivé (ou alors que les chercheurs sont des gros alcolos).

Seul l’espace, l’univers, le cerveau ou encore l’infiniment petit semblent encore revêtir une part de mystère en continuant à résister à la science.

J’aurai peut-être du faire chercheur pour aller à la rencontre des mystères de notre époque. Mais je pense que je suis trop dans l’instant pour avoir la patience de poireauter 15 ans pour découvrir 3 cléques sur un domaine ultra-spécialisé dont l’intégralité de l’humanité se bat le hamster.

Je suis donc sans doute à ma place en créant mes projets informatiques (dont tout le monde se fout aussi mais qui ont l’avantage d’être rapide à produire).

 

La vie est bien faite finalement.

Philo

Les commerciaux de la France

22. juin 2010

Franchement, je ne comprends pas la colère que déchainent nos bleus (j’adore cette expression. Les bleus c’est ce qu’on se fait quand on se fait mal non?) en Afrique du Sud.

Finalement, je trouve qu’ils portent haut nos couleurs, qu’ils promeuvent ce que l’on fait sans doute de mieux en France : LA GREVE!

Quelle belle image de cette technologie que nous avons amenés à des niveaux stratosphériques!

Quelle superbe vitrine de cet art millénaire!

 

Non sincèrement, je vous dis chapeau bas messieurs. La France avance ! Pas forcément dans le bon sens mais elle avance.

Divers, Philo

L’arrogance du trouveur de bugs

12. février 2010

Comme vous le savez peut-être je suis l’heureux papa du moteur 3D Nova (www.vertice.fr). Et comme tout développeur mon code a des bugs (bon pas beaucoup faut pas déconner non plus mais un peu quand même).

Ce qui me bourre bien la nouille c’est les arrogants qui m’envoient des mails du style : “Nova c’est pourri, je n’ai pas pu m’en servir à cause de pleins de bugs bloquants”. Nom de zeus de punaise des bois!!!! Mon sang ne fait qu’un tour, je prends le mail avec toute la retenue qui me caractérise (traduire par : après avoir défoncé le chat, péter le mur et envoyer par la fenêtre deux chaises et un tapis de sol). Dans 99% des cas (étude réalisée sur pleins de mails avec des outils statistiques qui poutrent), les BUGS ne sont pas situés dans Nova mais entre la chaise et le clavier du “découvreur de bug”. Aucun n’a le recul nécessaire pour faire une introspection et se dire:

  • Bon, ai-je bien lu la documentation?
  • Ma maitrise du contexte me permet-elle de remettre en cause le travail d’une autre personne sur la seule foi de ma compétence supérieure?
  • Ai-je bien lu la documentation ?
  • La formulation de mon mail n’est elle pas vexante?
  • Ai-je bien lu la documentation ?
  • Ai-je le QI d’une poule ?

Alors vous allez me rétorquer que si Nova était parfait, tous les utilisateurs s’en sortiraient sans documentation, sans connaissance de la 3D, sans connaissance tout court, sans cerveau et sans humilité.

Certes, mais jusqu’à preuve du contraire, je fais de l’informatique et en plus je fais de la 3D temps réel et ce genre de doux rêve, je ne sais pas les réaliser. D’autant plus que je ne demande pas la lune, je voudrais juste un peu de respect. La majorité des gens ne créent pas, ils ne peuvent pas comprendre combien c’est vexant de voir remis en cause des années de travail par des orgueilleux incapables de se dire “ai-je bien tout compris ?”.

Voici un exemple de ce que je reçois:
“Slt, Nova c’est pas terrible, je n’ai pas pu faire ce que je voulais car il y a des bugs bloquants”. S’en suit une liste hétéroclites de demandes farfelues ou irréalistes ou idiotes.

Ce qu’il faut faire :
“Bonjour, je me permets de vous écrire car j’ai certains besoins que j’aimerai réaliser avec Nova mais n’y arrivant pas je voudrais un peu d’aide”. Notez l’absence du mot “bug” et le ton courtois.

C’est deux mails veulent dire la MEME chose. L’un des deux finira dans la poubelle et si par malheur un jour je rencontre son auteur je lui mettrai la tête au fond du cul.

Nova, Philo

De la vraie mauvaise foi

11. février 2010

Je n’arrête pas de lire de partout que Total est une honte pour la France car malgré un bénéfice de 9 milliards de dollars, ils vont fermer une usine.

Certes, mais au delà d’être bien démago quand on dit cela regardons les faits. Ce bénéfice représente seulement 6% de marge. C’est limite à chier comme résultat. Une bonne entreprise va au moins chercher les 10 points de marge. Alors oui forcément quand la boucherie Tartanpion fait 6% de marges cela veut dire 5 000 euros de bénéfice. Pour Total c’est juste plus impressionnant.

Mais il faut bien se dire que pour continuer à faire vivre des dizaines de milliers de familles, il faut investir surtout quand son activité principale s’appuie sur une ressource en voie de disparition. Et investir pour changer son activité à ce niveau cela coute des soussous.

Donc oui Total va fermer une usine et je compatis sincèrement avec les employés qui ne pourront être reclassés mais il faut bien que Total évolue. En effet, ils ne vont pas garder actifs des centres de production qui ne sont plus rentables et même qui ne sont plus viables à terme.

J’aimerai parfois que l’on reconnaisse la réussite dans notre pays et que l’on arrête de se servir d’une entreprise qui marche (dont on devrait être fier) comme d’un bouc émissaire et comme d’un exutoire.

Divers, Philo