C’était mieux avant...

30. novembre 2014

Parmi toutes les expressions que l’on entend, la célèbre « c’était mieux avant » est sans doute ma préférée. Je trouve qu’elle démontre à elle toute seule notre crainte viscérale du changement. Je me rappelle tout petit (et déjà geek) avoir été victime de ses attaques car, fou que j’étais, je préférais rester des heures sur mon Amstrad CPC 464 à taper des lignes de codes cryptiques au lieu d’aller à la chasse ou de me défoncer la tête à coup de vin blanc dans les bals des fêtes de villages. Cela semblait tellement évident que pour mon futur il était bien plus bénéfique de me ruiner la gueule a la vinasse en tirant sur de pauvres palombes. Je me suis alors promis de ne jamais devenir un vieux con.

Et ce n’est pas une promesse facile à tenir. Chaque fois que le relent d’un bon vieux « Sans déconner, c’était mieux avant » me monte aux lèvres, je me force de faire un pas mental en arrière afin de me demander si c’était VRAIMENT mieux avant.

Bon parfois c’est chaud, je ne le cache pas. La mode des pantalons avec les poches derrière les genoux ne me semblent pas particulièrement tirer l’humanité vers le haut mais bon ne soyons pas vieux con…

Un exemple plus emblématique pour moi c’est les réseaux sociaux. Combien de fois j’entends dire : «  Les réseaux sociaux tue la vie sociale, on s’éloigne plus que l’on ne se rapproche ». Et bien non, pas toujours. Et c’est là le fond du problème en fait. Chaque avancée technologique est pourvoyeuse d’une grande quantité d’excellentes choses mais vient également avec de sombres cotés. Moi qui vit loin de la France et de certains de mes amis, je suis ravi de pouvoir suivre leur vie et d’échanger avec eux sur Facebook par exemple. Sans parler de l’intérêt de Twitter dans le cadre de mon travail, me permettant de me tenir au courant de tout le foisonnement d’actualités du monde technologique.

Seulement voilà, certains ne voient que les côtés sombres et regrettent le temps où l’on se parlait au téléphone car le changement ce n’est pas facile à digérer. C’était mieux avec la voix. Bon c’était pareil en fait, on échangeait de manière sans doute plus synchrone (quoique c’est comme un chat au final ou l’on parle chacun son tour) avec juste un medium diffèrent. Et puis le téléphone reste plus personnel la ou les réseaux sociaux sont plus immédiats. Pour moi ils se complètent.

Ce qui est amusant c’est que les parents de ceux qui trouvent que le téléphone c’était mieux ont pourtant eu les mêmes débats avec leurs propres parents qui devaient leur dire : «  Le téléphone c’est le mal ! C’était mieux avant car on se déplaçait et on allait voir les gens PHYSIQUEMENT. Votre téléphone là c’est de la merde, ca enlève toute humanité. ». Le truc c’est que l’on continue à aller voir les gens mais aussi à leur téléphoner et maintenant à leur envoyer des messages. On dispose juste de plus d’options. Et finalement, c’est surtout ceux qui restent sur le quai du train du progrès qui trouvent cela mauvais. Justifiant ainsi le fait de ne pas pouvoir monter dans le train.

Et du coup, moi je pense que quitte à la jouer comme ça autant y aller A FOND ! Je pense que c’était mieux avant mais genre BEAUCOUP avant quand on était tous dans des grottes. Ça c’était social punaise ! Tous entassés pour se tenir chaud (parce qu’on est bien d’accord, chacun dans sa propre maison c’est moisi socialement). Tu veux parler à quelqu’un ? Tu peux le faire en lui faisant les poux. On peut même regarder tous ensemble la télévision de l’époque (les peintures murales de Paulo l’artiste peintre). Et quelle joie de partager un morceau de mammouth tous ensemble dans la moiteur et l’odeur rance ! Pas besoin de téléphone, il suffit de gueuler un peu. Tu veux faire passer un message discret ? Facile! tu vas juste le dire à l’oreille du gars en question, il n’est pas bien loin de toute manière. Faut juste faire gaffe à ne pas marcher sur tatie Jeannette par contre. Et pour le coup pas besoin de Twitter tout le monde sait ce que tu fais tout le temps et cela sans se limiter à 140 caractères. C’était mieux avant !

Bref, tout ça pour dire que oui les choses changent et évoluent. Elles nous donnent plus d’options (positives et négatives). Mais tout nier en bloc n’est certainement pas la bonne solution. J’espère juste me souvenir de ce post lorsque ma fille voudra un implant neuronal pour se connecter au globalNet !

Le fondement de toute chose

28. juin 2014

Facebook est un media amusant ou terrifiant selon comment on le regarde. Prenez par exemple ces exemples de jeux débiles ou tu dois sauter à l’eau ou payer un restaurant. Je suis depuis longtemps convaincu que sauf miracle nous finirons envahi par des légions d’extra-terrestres mais quand je vois ça, je me dis qu’ils pourraient prendre peur et ne pas nous attaquer par crainte d’une contagion débilitante.

Ou alors c’est le nouveau moyen que la vie a trouvé pour effectuer sa sélection naturelle…Darwin, si tu nous entends…

Bref, tout ça pour dire qu’une amie m’a impliqué dans une version plus bon enfant : Tu mets une photo de toi tout jeune ou tu m’invites a un barbecue. Au début j’ai d’abord décidé de perdre pour voir si vraiment Julie (l’amie en question) allait se taper 8000 kilomètres pour son barbecue, puis cela m’a donné une idée : Faire un post vérité avec des trucs sur moi que vous ne connaissez sans doute pas.  Et pour certains préparez-vous a un choc…

 1. Jeune, je faisais du sport et même de la randonnée

Je suis le truc en bleu à droite avec mon petit frère, ma cousine et ma mère et nous venons de marcher dans la montagne !!! 

C’est précisément à cette période que j’ai établi ma théorie du «  si c’est pour revenir d’où tu es parti, autant y rester ça ira plus vite »

2. J’ai commencé à développer à l’âge de 9ans sur un Amstrad CPC 464 à cassettes avec un écran en nuances de vert 

Mon professeur des écoles de l’époque (CM1 donc) nous avait fait découvrir l’informatique sur des MO5 en réseau sur un Goupil (ca ne s’invente pas). J’ai alors découvert un jeu ou on pilotait un petit vaisseau sur une partition de musique et il fallait détruire les mauvaises notes. Et plus on en défonçait plus on montait en grade. J’étais comme un fou ! Je voulais y jouer chez moi et mon professeur m’a alors imprimé le listing du jeu : 700 pages de PEEK/POKE avec des valeurs hexadécimales a la pelle.

A ces âges, on est plein de confiance en la vie. J’ai donc accepté le deal de ma mère : Faire ma petite communion pour gagner de l’argent (mon dieu, c’est horrible) avec lequel j’allais pouvoir m’acheter mon propre ordinateur (bon c’était un ordinateur d’occasion, faut pas non plus déconner). J’ai passé un été entier à recopier consciencieusement les milliers de lignes de code. Le jour J (plus connu sous le nom de jour de la révélation), j’appuyais enfin sur le RUN fatidique. Et là ce fut le drame ! Je n’obtins pour fruit de mon travail qu’un misérable «  Syntax Error line 10 ».

Apres avoir fait une tentative de suicide par absorption de 700 feuilles de papier j’en parlais à mon professeur qui me révéla que la vie c’est pourri et que le code d’un MO5, ben mon petit, ça ne marche pas sur un Amstrad. Toutefois, nous allons dire que si le sport ne fait pas partie de mes qualités, l’opiniâtreté par contre est bien présente. J’ai donc commencé par acheter sur les conseils de mon mentor un livre sur la programmation du MO5 puis un pour l’Amstrad et j’ai repassé 3 mois à faire ce PUTAIN DE PORTAGE DE MERDE ! (Comment ça la plaie est encore ouverte ?).

Finalement j’ai réussi à faire marcher le jeu pour m’apercevoir qu’il était relativement à chier en fait.

3. Je suis collectionneur de cartes Magic the Gathering

Oui c’est bien les cartes en papier rigidifie dont je parle. Je claque une fortune à débusquer les cartes manquantes dans les recoins les plus sombres d’internet. Le plus intéressant (qui a dit triste ?) c’est que je ne joue même pas. J’aime juste les avoir dans un placard sous cloche. J’ai ce que l’on appelle communément la collectionnite. J’adore (et le mot est faible) avoir l’intégralité d’une collection. Ça doit remonter à ma petite enfance…

4. Je fais des moteurs 3d depuis que j’ai 9 ans

Bon alors ok, le premier il arrivait à faire tourner un carré à la fréquence de fou de 1 image toutes les 30 secondes. Il était écris en BASIC et s’appelait Zodiac. Puis j’ai passé une longue période sans faire de 3D pour reprendre à 19 ans en Pascal puis en C. Celui-là s’appelait Z3D. Je l’ai ensuite porté en C++ sous Dos. Sa dernière version tournait sur 3DFX et s’appuyait sur le Glide (Une sorte d’OpenGL pour les cartes Voodoo)

A 21 ans, j’ai encore toute recommencé en C++/DirectX avec un moteur que j’ai nommé Nova en hommage au docteur Desti Nova dans le manga Gunmm. Il faut dire que ce moteur était destiné à faire tourner nos démos dans les demoparties et que le groupe s’appelait ZalemCorp. C’est d’ailleurs a cette période que j’ai rencontré mon ami Michel Rousseau avec qui nous avons perfectionné Nova jusqu’à en faire le principal produit d’une boite que nous avons fondée en 2002 : Vertice. Durant 11 ans, j’ai bossé sur Nova le faisant passer de la version 1 a la version 6 tout en basculant du C++ au C#.

En rentrant chez Microsoft j’ai revendu Vertice (et Nova) et je me suis donc remis à faire un moteur 3D (qui a dit opiniâtre ?), cette fois en Silverlight 5 que j’ai nommé Babylon en hommage à la série Babylon 5. Finalement avec l’avènement de WebGL, j’ai porté Babylon en Javascript et c’est ainsi qu’est né Babylon.js

5. Je n’ai aucune mémoire des noms et des prénoms

Je ne m’explique pas pourquoi mais quand je cherche le nom d’un acteur ou même parfois d’une personne que je connais bien, je n’ai rien qui vient. C’est un peu comme si ma mémoire considérait que les noms et prénoms ce n’est pas super important donc elle les stocke dans le hangar. Et du coup quand tu en as besoin, ben faut aller les chercher, en plus c’est loin et il pleut.

Donc si un jour vous me sentez hésitant sur votre prénom ou votre nom, vous saurez pourquoi. Ce qui me rassure c’est que d’aussi longtemps que je me souvienne j’ai ce soucis. Tout jeune déjà au collège j’étais une truite en pull-over pour me rappeler du nom des gens.

Du coup c’est toujours un grand moment de cinéma quand je croise quelqu’un que je sais connaitre et que je dois par exemple lui présenter ma femme. La plupart du temps cela finit en :

 - Moi : Hey salut !! Tu vas bien ?

 - Lui : Hey DAVID (genre il insiste bien pour me jeter au visage le fait que lui il se rappelle !), ça roule nickel et toi ?

 - Moi : Ben ça va, je te présente ma femme Sylvie…

C’est le moment difficile de ma technique, je laisse ma phrase en suspend afin de LUI laisser l’opportunité de se présenter. A partir de là quatre possibilités :

 1. L’échange a duré suffisamment longtemps pour que ma feignasse de mémoire ait fait l’aller-retour jusqu’au hangar et là je triomphe comme un prince lâchant sans vergogne le nom de notre interlocuteur dans un magnifique : «  Et Sylvie, je te présente machin… »

 2. Ma femme sentant que le plan 1 ne va pas arriver avant 6 mois, vient à mon secours : « Enchantée ! et tu es ? »

 3. Mon interlocuteur dans un moment de lucidité se rend compte qu’il est face à un polyhandicapé des noms et se présente tout seul

 4. Le malaise s’installe et je suis oblige de lâcher le fatidique : « Roh punaise, je ne me rappelle plus de ton prénom dis donc, roh la la quelle buse à oreille je fais.. ». Généralement je n’entends plus jamais parler de la personne en question

 

Donc voilà Julie, on va dire que j’ai rempli ma mission mais sache que le barbecue est quand même offert :)

Divers

Le syndrome du Puppy

13. mars 2014

C’est lors d’une conférence avec mon ami David Rousset que j’ai découvert ce mal qui frappe essentiellement les développeurs de framework open source.

Le gars nous racontait qu’il avait développé un outil autour de Twitter qu’il avait mis en open source pour aider la communauté. Au début c’était un truc tout mignon qu’il aimait beaucoup. Puis son truc a grandi et il a commencé à avoir beaucoup d’utilisateurs. Et là ce fut le drame.

Parce que généralement c’est très très con un utilisateur. Tu te dis :"Bon c’est open source, il va donc commencer par chercher dans le code avant de poser des questions de merde sur le forum".

Mais que nenni, la grande majorité n’en a rien à carrer que ce soit en open source. Ils considèrent les outils que tu offres gentiment comme un service professionnel avec sa garantie et sa hotline 24/24.

C’est là que le puppy se transforme en gros clébard baveux qui pue le cheval quand il pète. Tu passes ta vie à répondre à des sollicitations de toutes parts et comme tu aimes toujours ton outil tu te plies en quatre pour satisfaire le puits sans fond de leurs désirs. Et si ça ne va pas assez vite tu te fais pourrir parce que merde, c’est inacceptable de devoir attendre ou chercher par soi-même.

C’est comme si on vous offrait une maison neuve avec le menage fait une fois par jour et que vous vous plaignez parce que vous avez dû mettre vous-même le sac –poubelle dans la poubelle.

Je viens d’avoir le cas aujourd’hui. Un gars qui, en gros, veut que je lui construise une fusée lunaire avec intérieur cuir. Comme j’ignore royalement ses demandes sur le forum, il est venu me pourrir en prive en disant que c’était une honte, qu’on se demandait à quoi pouvait bien servir ce forum si on ne peut pas faire faire son travail par les autres !

Je vous le dis, quand je vois ce genre de comportement (un français en plus), je pense qu’il faut qu’on se fasse envahir par une civilisation extra-terrestre. Ce serait comme une grosse colique, ça ferait mal mais après ça irait mieux.

Le service

9. février 2014

Avant toute chose, je voulais faire un petit « disclaimer ». Par la magie du blog personnel, ce que j’écris ici n’engage que moi et mon lecteur. Mais il se trouve que dans ce blog, je parle d’un sujet un peu tabou même si partagé par tous. Donc si vous êtes une âme sensible, passez votre chemin !

Bref, je voulais ici revenir sur la différence majeure de traitement réservé aux clients en France et aux Etats-Unis. C’est d’autant plus flagrant que de retour en France pour quelques temps et au-delà de la joie de revoir famille et amis, c’est clairement ce qui me choque le plus.

J’en veux pour preuve ce qui m’est arrivé alors que nous nous promenions dans Paris avec ma femme. Pour comprendre la suite, il faut savoir ceci : mon corps croit pertinemment que les règles en vigueur à la préhistoire s’appliquent toujours. Ainsi il se sent obligé de marquer son territoire à chaque nouveau lieu visité. Cela implique dans les faits l’envie de faire la grosse commission (« Ah voilà le sujet tabou donc… » Pensa le lecteur) absolument n’importe quand sans aucune logique ou lien de cause a effet avec mes heures de repas par exemple.

Nous étions donc dans la rue lorsqu’une crotte de classe « syndicaliste » pointa le bout de son nez (Notez mes efforts de personnification afin de garder le débat à un niveau acceptable). La classe « syndicaliste » est la pire de toute, elle n’accepte aucun compromis,  n’est pas ouverte à la discussion et peut paralyser tout le système si le gouvernement ne cède pas immédiatement a ses attentes. Voyons donc le bras de fer engagé tourner en ma défaveur, je me dirigeais vers le bar le plus proche espérant profiter de leurs toilettes même si je savais qu’en comparaison les rues de Bagdad feraient office d’appartement témoin en matière de propreté.

Arrivé devant le barman, je demande donc poliment (et admettons-le de manière un peu tendu du fait de la tentative de prise de pouvoir en cours dans mon corps) de pouvoir accéder a leur lieu d’aisance afin d’y finir une négociation complexe. Et là, tout la puissance de plusieurs décennies de sympathie et de sens du service me tomba dessus en une phrase simple : « Faut consommer pour ça ».

Mais tu as raison, déjà ne mets pas de sujet dans tes phrases cela économise la salive, des fois que tu te lances dans le marathon du collage de timbre. Mais surtout j’ai envie de te dire que si j‘en suis là, c’est que j’ai déjà consommé !

Bref, malgré le nombre incalculable d’insultes ou de tortures chinoises qui me sont passées pêle-mêle par la tête, je n’ai pu lui répondre qu’un : « un expresso au comptoir, s’il vous plait ». Par la suite, je me revois encore essayant de faire mon affaire dans ce grand zoo international de la bactérie après avoir bu ce si bon café, sésame de mon soulagement (Un peu comme si il fallait boire la clef avant d’ouvrir une porte).

Pour notre comparaison, sachez que la même chose s’est produite à Seattle lorsqu’au détour d’un magasin de meubles je me vis dans l’obligation de planter ma chère épouse (elle adore quand je fais ça) afin d’aller visiter les « restrooms ». Sauf que la manière ne fut définitivement pas la même. Déjà lorsque je demandais au vendeur de m’indiquer s’ils avaient des toilettes, il me répondit avec le sourire (je passe sur le fait que TOUS les magasins américains ont des toilettes, ce qui parait logique vu que TOUT LE MONDE fait caca. Sauf en France apparemment ou même pas un magasin sur dix ne propose ce service. Ils doivent sans doute considérer que l’acte d’achat doit fermer les chakras). De plus, les toilettes étaient immaculées, on aurait pu manger par terre et c’était à un tel niveau que je me suis demandé si le vendeur n’allait pas me tenir la porte en sortant tout en me tentant une lingette au citron.

Alors on pourrait penser que je n’ai pas de chance. Mais le problème est que des exemples comme ça j’en ai des palettes entières. Je vous en cite une dernière pour la route : Le coup de la tomate.

Quand je commande un burger, je le demande toujours sans tomate (Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ils s’entêtent à me mettre la décoration dans le plat et pas autour). Aux USA, la réponse est toujours la même : « Bien sur monsieur, pas de problème ». Et si par malheur, il s’avère que le dit burger arrive avec la dite tomate, le serveur s’excuse platement en me changeant directement le plat tout en repartant en cuisine en reculant, en rampant après s’être arraché les vêtements pour se flageller avec des orties.

En France la même demande donne quasi (« Rohh comment il n’assume pas tout à fait » Pensa le lecteur) invariablement la réponse « Désole, ils sont déjà préparés » ou le best-seller «Ce n’est pas possible ». Mais PUNAISE !!! Tu fais semblant de comprendre ma demande (Et tu évites au passage de m’indiquer que tu refourgues de la mauvaise came) et cela ne va pas te faire tomber la peau que de m’enlever cette fichue tomate avant de m’amener le plat !!! Mais il faut dire que j’ai l’outrecuidance de penser que vu que je paye, je peux choisir ce que je mange et que j’ai le droit de croire que cette putain de rondelle de tomate de merde n’a pas sa place dans mon burger (« Il s’emballe là » Pensa le lecteur).

Bref, je rêve sincèrement de pouvoir avoir en France une vraie qualité de service sans avoir besoin d’aller dépenser un SMIC dans un trois étoiles. Je pense que si nous mettions en place le système de « tips » comme partie intégrante du paiement du service, cela ferait vraiment du bien. Après moi je dis ça, je m’en moque maintenant, c’est pour vous que je fais tout ça J

Le choc culturel

10. janvier 2014

Et bien nous y voilà, nous sommes aux Amériques! Quel chemin depuis mes Landes natales. Et c’est avec ravissement et pleins d’étoiles dans les yeux que j’ai découvert ce vaste pays si riche de son melting pot culturel. Surtout Seattle ou du fait de la présence de grands groupes comme Microsoft, Amazon ou Boeing, de très nombreuses nationalités sont représentées.

Et parfois ça pique un peu les yeux. Car ce qui nous parait proprement immonde peut s’avérer pour une autre culture tout à fait normal.

Prenons par exemple la journée de hier. J’ai passé cette dernière dans une grande salle avec un peu plus de 100 personnes à discuter de sujets variés. Le truc qui a…comment dire…piqué ma curiosité pour rester poli, c’est ce petit moment de délice ou un des gars est venu s’assoir à ma table après avoir nonchalamment lâcher une monstrueuse caisse qui aurait fait passé la malaria pour un vulgaire rhume. Du coup sur le moment, on est toujours un peu surpris. Je me suis dit « ça arrive, le gars est peut-être super malade et vit ses dernières heures, du coup il s’en fout un peu finalement. Et même quelque part vu le niveau du truc il essaye de se vaporiser lui-même pour survivre sous forme gazeuse ». Mais pas du tout, dans sa culture (que je tairais ici pour ne pas stigmatiser) c’est un fait standard. Comme manger avec les doigts en faisant un bruit de d’éléphant qui gobe du pudding par la trompe (et j’adore le bruit c’est un fait).

Bien évidemment cet exemple est le plus flagrant mais il en existe d’autres plus sournois. Comme les claviers sans accent en qwerty. Ne cherchez pas, c’est officiellement le truc le plus pénible quand on arrive ici. Je me tape des crises de nerfs lorsque voulant faire CTRL+Z (undo) je fais CTRL+W (fermer la fenêtre courante).

Il y a aussi les toilettes dont la porte ne cache pas tout. Il y a genre 5 bons centimètres (pardon 0,164 feet) de chaque cote tout le long afin que l’on puisse vous voir à l’œuvre. Au début j’ai essayé de boucher avec du papier toilettes mais après j’avais l’impression d’être dans un nid d’oiseau en coton.

Bon par contre soyons clair, il y a aussi énormément de choses supers. Comme le service par exemple. C’est un ravissement. Cela me change du service à la parisienne ou le serveur te crache ton café dans la tasse en te posant l’addition sur le genou tout en te faisant signe de partir vite car d’autres attendent. Non, ici c’est poli, agréable et courtois. D’aucuns diront que c’est feint mais au final on s’en branle, le résultat est que tu es content de manger et que tu apprécies d’autant plus ton repas du coup.

J’aime aussi beaucoup la démesure ici. Par exemple pour faire les courses, il faut louer un semi-remorque parce que ne comptez pas trouver les rouleaux de sopalins par 3, ils sont vendus par 300 et du coup nous n’en achèterons plus jamais de notre vie, vu que la palette que l’on a acheté sera sans doute transmise à nos héritiers.

Bref, au final c’est diffèrent, mieux pour certaines choses, moins pour d’autres mais cela fait partie de l’aventure 

Les trucs qui me broutent

15. novembre 2013

Prenez ce post comme un exutoire, une solution pour ne pas libérer l’instinct sauvage qui me susurre à l’oreille de massacrer à la petite cuillère rouillée l’intégralité des gens qui font des trucs qui me mettent le ravioli en feu.


J’ai donc décidé dans un grand acte d’humanité de recenser ici une partie des choses qui me sortent par tous les pores de la peau afin de vous faire partager mon désespoir.


D’aucuns pourraient dire (les vilains) que je deviens (suis ?) un vieux con. Que nenni ! J’atteins en fait cet âge merveilleux ou la sagesse remplace la fougue (comprenez par-là que passé dix heures du soir, il n’y a plus personne).

Fort de cette sagesse nouvelle, je m’en vais vous lister les sources de mon malheur (par ordre de pagaille, cela va sans dire) :

  1. Les cyclistes qui considèrent que non, finalement c’est sûr, les feux rouges ce n’est pas pour les véhicules sans moteur. C’est tellement plus amusant de tenter sa chance au grand jeu du « je suis plus rapide que la voiture qui va couper ma route, ha ha… »
  2. Les gens qui font du bruit avec leur voiture sous ma fenêtre (cf. un autre post sur ce blog) et plus particulièrement ceux qui sont certains que l’humanité ressortira grandie du fait qu’ils font ronfler comme des veaux en rut leur gros moteur lorsqu’ils sont au feu rouge (oserais-je faire remarquer que le trafic dans la région Parisienne implique qu’une voiture avec un moteur de tondeuse à gazon ouzbéque suffit pour aller à la même vitesse).
  3. Les gens qui arrivent à la bourre dans les réunions ou je suis. Qu’ils arrivent à la bourre dans d’autres réunions, à l’extrême limite, je veux bien. Mais dans MES réunions, je ne peux pas. Je suis un être ingrat il faut bien le savoir. Je devrais plutôt les remercier de m’offrir ces quarts d’heures de vide ou je peux me recentrer sur moi-même afin de me ressourcer. Il est évident que c’est le mieux pour moi. Poireauter comme une moule sur son rocher seul dans ces grandes salles de réunion, c’est ma vie, mon œuvre. Je sais maintenant que je suis né pour cela.
  4. Les gens qui vous donnent l’impression que ce que vous venez de leur demander était exprimé en Klingon.
  5. Les gens aimables derrière leur guichet qui vous accordent toute l’attention due au fait que nom de Zeus, c’est vous le client. Et que non, la diarrhée verbale que tu viens d’essayer de me faire passer pour un bonjour n’est pas en adéquation avec le « ici le client est roi » écrit sur ton mur moisi.
  6. Les piétons qui traversent devant vous, lorsque votre feu est vert et que donc forcément le leur est rouge, en vous regardant droit dans les yeux en pensant « je t’emmerde mais d’une force, tu imagines à peine, poum ploum ploum… »
  7. Les gens qui ne répondent pas à mes mails. Surtout ceux qui n’y répondent pas du tout (vous pourriez attendre 10 ans, faire 20 relances, séquestrer leur famille, cela serait pareil, leurs boites email ne marchent pas comme les nôtres. Ils ont un système aléatoire qui efface les mails avant qu’ils ne puissent les lire. C’est balôt)
  8. Les gens de mauvaise foi qui en vous regardant droit dans les yeux avec l’aplomb d’un guerrier celte et qui vous lancent des « Ah bon ? Non je n’ai pas reçu ton mail » ou encore « Punaise, la réunion précédente était interminable »
  9. Les motards qui remontent les files de voiture et qui si tu ne te pousses pas vont venir te broyer les genoux avec des écrous parce que c’est logique sur une voie faite pour deux voitures de devoir monter sur le terre-plein central afin de les laisser passer.

 

Mais bon au final comme disait Mamie Catuhe, tant que la santé va tout va 

Divers

La technique secrète du Kung Fu Mailing

3. octobre 2013

Nous recevons tous énormément de mails dans une journée. Cet outil de communication exceptionnel est toutefois devenu un cauchemar pour certains d’entre nous.

Nous connaissons tous quelqu’un (voire vous-même) qui a abandonné le combat en criant « laissez-moi là je vous ralentis ». Ce pauvre hère se retrouve alors avec plus de 5000 mails non lus dans sa boite aux lettres et chaque jour vient remplir ce tonneau des Danaïdes avec sa ration de nouveaux courriers.

Les victimes de ce fléau mondial sont chaque jour plus nombreuses et j’aimerai ici tenter du haut de ma petite histoire de vous expliquer comment je fais pour chaque soir avoir moins de 5 mails non traités dans mon cher Outlook.

Tout tient en une seule phrase : Je pratique le Kung Fu Mailing.

Je ne partage toutefois pas ce secret par altruisme mais plus par égoïsme car j’en ai raz les tuyaux d’envoyer des mails dans des vortex spatio-temporels d’où ils ne sortent jamais. J’ai même des clients qui m’écrivent pour aller demander à des collègues de bien vouloir répondre à leur mail ! On en arrive à de telles extrémités que je vois de plus en plus de personnes qui ont perdu l’espoir et qui viennent voir leur destinataire pour lui dire « je t’ai écrit un mail » (comprendre : « bon comme tu me sembles avoir lâcher la rampe, je viens délicatement te faire remarquer qu’il faudrait que tu mettes tes gants et ta combinaison pour aller retrouver dans ton merdier ce que je t’ai écrit afin, chose folle, d’y répondre »).

J’ai aussi droit à ceux qui se la jouent « ah bon ? Non j’ai rien reçu, tu peux me le renvoyer ? ». Parce qu’il est bien connu que le transport de mails se fait par bateau et que les actes de pirateries et de sabordages sont monnaie courante. Aucun rapport avec un manque flagrant d’organisation. Non, pas du tout.

BREF ! Nous allons voir ici les arcanes d’une technique de Kung Fu transmise à travers les âges. Notez bien que je ne fonde que peu d’espoirs dans le changement que ce post pourrait opérer mais au moins il aura eu le mérite de me défouler.

Notez également que ces règles marchent mais que je n’ai mené une étude clinique que sur une seule personne donc la fiabilité statistique est un peu moisie.

Règle n°1 : Lire rapidement (en moins de 2 heures) chaque mail avec trois possibilités par la suite:

  1. Le mail est pour vous informer mais n’attend pas de réponse. Supprimer le (oui dans la poubelle, on y reviendra)
  2. Le mail attend une réponse d’une autre personne que vous mais vous sentez bien que cette réponse ne viendra pas avant que vos enfants aient des enfants. Répondez de manière laconique pour indiquer que vous avez vu le mail mais que vous n’avez pas la réponse (genre : « exact, je suis d’accord, c’est vrai, pas faux, ou un smiley (ca marche bien les smileys)). Cela permet de faire passer la balle à une autre personne que vous. Supprimez le mail par la suite (toujours dans la poubelle)
  3. Le mail est pour vous. Soit vous pouvez répondre et vous avez le temps de le faire. Soit vous ne pouvez pas. Dans ce cas, mettez le mail dans un répertoire « à traiter », mettez-vous une heure dans votre calendrier pour traiter les mails « à traiter ». Avec de la pratique cette étape se simplifie. Dans mon cas, je laisse le mail dans ma boite de réception et je la vide lors de mes phases de traitement des mails. Une fois traité, le mail sera supprimé.


Règle n°2
: Etre interruptible. C’est le point faible de cette technique de Kung Fu. Ou plutôt disons que c’est le point sensible. Vous devez pouvoir être facilement interruptible dans vos tâches pour traiter les mails. Les grands maitres arrivent à traiter les mails au fil de l’eau. Un jeune padawan le fera de temps en temps (mais au moins toutes les deux heures).


Règle n°3
: Ne JAMAIS vider sa corbeille. En effet c’est là que résident vos mails une fois traités. Il faut donc les garder afin de pouvoir les rechercher le cas échéant. Car tout le secret de cette technique s’appuie sur la capacité d’Outlook à indexer les mails et donc à pouvoir faire une recherche dedans. Il vous faudra donc bien maitriser l’outil de recherche avec notamment les champs spéciaux (genre from :, to :, hasattachments, etc…)

En respectant ces quelques règles, vous passerez doucement du statut de victime du système à celui de Grand Maitre qui Maitrise l’Outil. Et ça, c’est la classe (alors oui, cela va piquer un peu au début car il faut déblayer les tonnes de messages accumulés afin de repartir avec une boite aux lettres vide.  Mais sincèrement, entre une boite vide ou une boite avec 5400 mails non lus, du point de vue usage c’est la même chose).

Pinailleur

27. septembre 2013

Je suis clairement un pinailleur ou plutôt un méticuleux (merci aux copains pour m'avoir fait enlever perfectionniste).

D’ailleurs si vous me permettez une digression (formule purement rhétorique puisque si vous ne me le permettez pas je continue quand même. Mais bon pour vous donner une impression de pouvoir, je fais des efforts. Ne me remerciez pas je suis comme ça), j’ai toujours trouvé drôle les gens qui lors des entretiens d’embauche répondent « je suis perfectionniste » à la question « Citez un de vos défauts ». Mais bien sûr, prend moi pour un con. Que tu dises « J’aime manger des chips poivrés dans des chaussons en peau », ça oui c’est un vrai défaut. Là tu t’assumes mon gars ! Mais ton « je suis perfectionniste » c’est tout mou, c’est pas bon ça coco.

Bref, je m’emballe.

Donc je suis un méticuleux et vous l’aurez compris, pour moi, c’est une qualité. J’ADORE passer des heures à pinailler sur la position d’une icone dans mes applications ou encore à me demander si le fond serait mieux en taupe ou en marron de Madagascar par temps de pluie. Ce qui est drôle c’est que lorsque ma femme fait la même chose avec les rideaux j’ai une grosse tendance à m’en battre les noix avec une brosse à bois. Mais pour autant dans mes applications cela me touche. Je suis un grand sensible mais un sensible sélectif.

Je trouve que c’est presque un art et un vrai plaisir de chercher la petite bête et surtout de réfléchir au pourquoi là je mets un bouton mais là je mets un slider.

Je considère le développement comme un art et une manière d’exprimer notre créativité. Et finalement nous sommes (nous les développeurs) comme des artistes, on peut revenir sans cesse sur notre application sans jamais arriver à atteindre la perfection recherchée. Comme dit l’expression : « cents fois sur le métier tu remettras ton ouvrage ». Et c'est exactement ce que je fais. Je sors mes applications et sans cesse je leur rajoute des fonctionnalités, je les mets à jour, je change des comportements rejetés par les utilisateurs et je ressors de nouvelles versions. Je crois en la vertu de confronter son oeuvre à sa cible.

Alors forcément après on a les artistans et on a aussi les peintres en bâtiment du code voire même les industriels du code.  Je ne critique pas notez-le bien. Je constate.

Divers

Je vis en ville...

14. septembre 2013

Je vis en ville. C’est une erreur je m’en rends compte mais si je ne veux pas passer un quart de ma vie dans une voiture je n’ai pas le choix.


Cet état de fait en entraine un autre. Je vis dans le bruit. Constamment. De la mobylette modifiée pour gagner 2kms/h à la machine de nettoyage des rues qui sur ma ville passe tellement souvent qu’ils arrivent à générer une couche constante de produits nettoyants sur les trottoirs, il y a toujours du bruit.


Il se trouve que par un parfait alignement des planètes le jour de ma naissance, je déteste le bruit. Cela peut me rendre complètement débile. Plus il y a de bruit et plus je deviens con. Et selon les expériences récentes, le système ne semble pas borné.
Heureusement (pour moi) mon éducation et la pression sociale garde la bête en cage.


Prenons par exemple ce charmant week-end que je suis en train de passer. Tranquillement en train de flâner sur mon ordinateur, je suis doucement tirer de ma torpeur par une armée d’abrutis qui passent discrètement  sous MA PUTAIN DE FENETRE avec des voitures de courses en location en prenant bien soin de faire passer leur accélérateur à travers le plancher de la voiture. Ceci bien sûr pour produire le plus gros boucan possible, merci.
Alors là, la bête elle me dit : « Tranquille Robert (elle m’appelle Robert pour une raison qui m’échappe), on va gentiment aller s’acheter un jeu de boules de pétanques et on va leur faire une démonstration scientifique de la poussée gravitationnelle. En bonus, ils pourront s’amuser à déterminer la forme géométrique engendrée par une boule de métal enfoncée dans le capot d’une Porsche. Cela sera charmant. »


Je ne cède toutefois pas (hélas ?) à la tentation car mon cher maitre Yoda m’a enseigné que la violence ne résout rien. Par contre il m’a aussi appris à appeler les forces de l’ordre pour justement le remettre (l’ordre).


Et c’est là que j’aime les fleurs, les gens et les fusils à canon sciés. Car ces chères forces de l’ordre répondent à ma supplique et me signalent que non, finalement, ils ne peuvent rien faire si les gens sont cons c’est à la vie qu’il faut se plaindre. Apparemment il serait légal en France de faire chier la Terre entière en faisant un vacarme faisant passer un concert de Metalica pour des chants grégoriens.


Le plus drôle (ou triste selon) c’est de se dire que leur voiture de collection (de location !) sont l’équivalent moderne d’un bambou attaché avec de la corde à leur sexe afin de le rallonger.


Si on vous demande mon opinion, je suis pour une invasion extra-terrestre. L’humanité a raté un tournant, il faut corriger.

Divers

La jouissance du développeur

9. septembre 2013

Je voudrais partager avec vous une expérience que de nombreux de développeurs ont connu dans leur vie. Une expérience qui m’est arrivée ce week-end.

Tout a commencé il y a quelques temps quand je me suis décidé à ajouter une nouvelle fonctionnalité (suite à un moment mou) à Babylon.js. Pour les curieux, il s’agissait de rajouter l’exportation des bones (l’animation de personnages) de Blender vers le format de fichier de Babylon.js.

Comme je suis maintenant un vieux maitre en haut de sa montagne je confiais cette tâche à un esclave collègue (Guillaume) me disant que vu que c’était sur-relou à faire autant que ce ne soit pas moi qui le fasse.

Le pauvre bougre passa deux semaines dessus, à suer du sang, à se nourrir à la paille et à pisser dans une bouteille afin de maximiser le temps de travail. Et pourtant il faillit. Couvert de honte, il vint me voir à mon bureau ou il fit état de son échec cuisant. Fort de ma légendaire pédagogie, je me foutais lourdement (contrairement à mon habitude) de lui, le traitant de vieux poulpe sec incapable de coder une addition.

Grand seigneur, je me portais donc à son secours en lui disant que j’y passerai dix minutes en début de week-end ce qui devrait être largement suffisant.

Et là, ce fut le drame.

Je m’y mettais donc le vendredi soir d’une main nonchalante avec un œil sur Secret Story. Quelques heures plus tard, en sueur, l’œil terne et le poil gras je commençais à me rendre compte de l’effroyable réalité : Ça allait être la guerre ! Le code de gestion des bones au sein de Blender est sans doute le septième cercle de l’enfer. J’y ai même croisé Dante. Chaque information est accessible par 19 biais différents avec 19 significations différentes.

Afin de ne pas rajouter un divorce à la folie ambiante, j’allais toutefois me coucher aussi détendu qu’un chat sur un grill brulant.

A 6h30 le matin suivant, je repartais à la guerre, dans la boue, me nourrissant de petits animaux et de racines, progressant de quelques mètres et reculant d’autant les minutes suivantes. 

Et cela dura ainsi jusqu’au dimanche après-midi. 

Heureusement il y eut le « Docteur House Effect ».

Ma femme fit une remarque anodine sur le fait que je n’étais pas lavé, que je n’avais pas mangé depuis deux jours, que je sentais le chacal mort et que des mousses commencaient à pousser sur les roulettes de mon fauteuil. Et dans les ténèbres de mon esprit ou seulement quelques mots parvinrent à trouver leur chemin jusqu’à ma conscience, la voie de ma muse déclencha une réaction en chaine incroyable qui se conclut par la formation d’une petite idée toute fragile. Je la mettais de côté, l’arrosant avec amour et la nourrissant de tout mon espoir. Elle germa et finit par donner ses fruits : J’avais la SOLUTION à mon problème !!

Je pouvais ENFIN exporter les animations de personnage depuis Blender vers Babylon.js. Ce moment-là pour un développeur peut être qualifié d’orgasmique. Après des heures dans le désert à se faire sortir le cerveau par les oreilles, on trouve enfin l’oasis tant recherchée. Et c’est bon, cela fait du bien, on pleure, on rit, on fait la parade à poil dans l’appartement en chantant du Goldman. Bref on est content !

J’appelle çà la jouissance du développeur.

 

 

 

 

 

Divers