Le contrat

30. juin 2016

J'ai pour règle de ne jamais parler de politique en public car cela se termine toujours en eau de boudin (La race des humains disposant du super pouvoir de l'écoute des autres s’étant éteinte lors de la dernière glaciation).

Pourtant je vais aujourd'hui faire une entorse à ma règle. Je voudrais en effet proposer une idée pour rétablir la confiance car il semblerait que cette dernière se soit perdue en route.

Pour cela je voudrais que l’on mette en place un système qui semble fonctionner dans à peu près tous les corps de métiers : le contrat.

Disons que vous vous vouliez faire travailler un artisan. Vous allez d’abord discuter le bout de gras avec lui, il va par la suite vous faire une promesse et va finalement établir un contrat. En paiement de ce contrat vous allez lui donner de l’argent et lui il va faire ce qui est décrit dans le contrat. S’il joue au con et vous fais autre chose que ce qui était prévu, le bras armé de la justice lui facilitera le transit et vous ne serez donc pas trop lésé.

Et bien sûr cela marche ainsi à peu près partout. Si un contrat n’est pas respecté celui qui est en faute est puni.

Mais pour une raison qui échappe à l’entendement cela ne marche pas comme ça en politique. Non, dans le monde politique on peut dire et faire de la merde, ce n’est pas grave. Je pense même qu’ils se chauffent entre eux avec une sorte de concours de quéquettes à celui qui dira la plus grosse connerie sans rire. Et cela me donne la délicate sensation de me faire délicatement rouler dessus par un 38 tonnes.

Comment en effet expliquer autrement la mite en pull—over anglaise, leader du mouvement pour le Brexit, qui promettait aux anglais de réutiliser les 462 millions de dollars soi-disant envoyés chaque semaine à Bruxelles pour financer le service de santé et qui dès le lendemain de sa victoire aux élections disait tout en se touchant la nouille que finalement c’était une blague, que la somme n’était pas bonne, qu’il était désolé pour le gravier et que si certains avaient mal au cul il pouvait fournir la crème.

Comment voir notre clown national dire la main sur le cœur que promis, sur la vie de ma mère, je ne touche plus aux impôts, sa race je vous le jure ! Et quelques semaines plus tard entendre le même steak nous présenter une nouvelle taxe pour aider les nouvelles régions. Les mêmes régions qui furent créer pour faire notamment des économies d’échelle.

Je n’aurai pas assez d’une vie pour faire la liste du nombre incalculable de fois ou les hommes et les femmes politiques se dédient, ou même mentent ouvertement (je pense que dans les écoles pour devenir politiciens, il doit y avoir des cours de théâtre de niveau stellaire)

C’est pourquoi je propose que pour être élu, un candidat doit présenter un contrat listant ses promesses.

A partir de là, trois cas :

-          Soit la promesse nécessite du temps et elle sera donc jugée à la fin du mandat : Genre « je ferai baisser la vitesse de progression croissante de la fluctuation quantique du chômage ». Si ce n’est pas le cas, Bam ! on te tombe sur le râble ! Cela permettra que l’on évite les promesses électoralistes du type “moi président, c’est un slip en or intérieur cuir pour tout le monde”

-          Soit la promesse est dite “sèche” et prend effet immédiatement : « Il n’y aura pas de cumul des mandats sous ma présidence ». Si jamais le politique devait se dédire, Bam ! On te retombe sur la gueule !

-          Soit il ne s’agit pas d’une promesse mais d’une tentative sans engagement et c’est spécifié noir sur blanc. Chacun est donc au courant qu’il n’y a aucune garantie et que donc si ça ne marche pas faudra pas venir chialer.

Si le contrat est rompu, comme pour tout contrat, une suite pénale sera donc envisagée. C’est aussi simple que cela.

Le peuple paye le contrat avec ses voix. Le candidat doit donc délivrer un service.

De plus dans le cadre d’une campagne électorale, un organisme du type CSA sera en charge de faire du « fact checking » pour garantir que tout un chacun reçoive les bonnes informations. Si un candidat cite un chiffre ou évoque un fait et que ce dernier est faux, il sera également poursuivi. Comme lorsqu’on vous vend une voiture de marque allemande qui est censée peu polluer et que dans les faits elle fume comme une vieille truie mâchant des Malboro.

Comme ça les promesses n’engageront pas uniquement ceux qui y croient.

Finalement en annexe, je propose aussi faire passer un test de QI à toute personne souhaitant proposer une loi. On évitera les blagues du style : “mon neveu m’a dit qu’on peut acheter de la drogue sur internet, je propose qu’on interdise internet”.

Le temps du choix

22. juin 2016

Je ne regarde plus la télévision. Du moins pas comme je la regardai étant plus jeune. Je me revois attendre avec avidité le programme TV pour connaitre les films qui allaient passer le soir et ainsi devoir m’organiser pour être disponible tel soir à telle heure.


Cette contrainte de temps permettait aux médias télévisuels de nous forcer à regarder de la publicité profitant ainsi de notre temps de cerveau disponible après nous avoir savamment appâtés avec le début d’un film comme de gros cons de poissons avec un ver de terre.


Vivant aux Etats-Unis j’ai pu voir le futur de la télévision et sincèrement on dirait un vieux slip sale. Sur une heure de temps, il y a plus de publicité que de ce pourquoi vous regarder.


Après 3 mois de gavages intensifs, j’ai donc arrêté de subir et me suis rendu compte que la télévision était belle et bien morte et c’est bien fait pour sa gueule.


J’ai un petit NUC connecté à ma télévision (l’écran pas le service) qui me permet de voir les films que je veux QUAND je veux et sans publicité. Le sentiment de ne plus être un gros canard gras est rafraichissant (Du moins pour la partie « canard »).


Et c’est bien là où je veux en venir : je préfère payer pour voir ce que je veux et UNIQUEMENT ce que je veux plutôt que de croire que j’accède à un truc soi-disant gratuit. Car quand c’est gratuit, c’est vous le produit.


Netflix est un excellent exemple de voir quoi tendent les médias. Un service qui se paye sur ce qu’il vend. Car sincèrement la publicité pour du contenu gratuit ça m’horripile. Je n’utilise presque pas YouTube (sauf pour ces putains de comptinettes que ma fille adore) à cause de cela (Même s’il se peut que je passe rapidement sur YouTube Red car après les comptines on vient de passer aux vidéos de chats)


Et c’est donc pourquoi je soutiens dès que possible les services qui essayent d’arrêter de me donner des trucs contre de la lobotomie. En voici quelques exemples (que je vous encourage à soutenir car il faut qu’ils deviennent riches pour prouver que ça marche) :

Podcasts :

  • RadioKawa : un paquet de super podcasts sur les jeux vidéo et le monde geek
  • Le Rendez-vous tech : très bon podcast sur la Tech en général
  • LiveTile : Les copains de LiveTile qui tous les 15 jours vous parlent du monde merveilleux de Microsoft
  • ZQSD : Un podcast sublime sur le jeu vidéo avec des gens brillants dedans

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Sites WEB :

  • CanardPC : Mon magazine d’amour. Ils vont faire un site WEB pour avoir le magazine en ligne. Du très bon !
  • GameBlog : Un abonnement premium pour tout consommer sans se faire sucer la moelle.
  • Geekzone : Un autre super site qui essaye de prouver qu’un bon site geek sans pub c’est possible.

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Vidéos :

  • Science étonnante : David Louapre est un chercheur qui fait de la vulgarisation scientifique. Ses vidéos sont exceptionnelles.


Je suis persuadé qu’ils en existent bien d’autres. En tant qu’être plus ou moins intelligents nous nous devons de refuser de subir cette aliénation mentale qu’est la publicité forcée.

Donc faites comme moi militez avec le porte-monnaie !

 

 

Guide de survie quand vous n’êtes pas désorganisé

19. avril 2016

Je constate de plus en plus un relâchement massif de mes chers collègues en ce qui concerne l’organisation générale de leur travail.

A peu près deux fois par semaine je suis en effet amené à avoir ce genre de discussion :

  • Salut Robert (nous l’appellerons Robert pour préserver ce qui reste de sa dignité)
  • Salut David !
  • Dis-moi, tu as reçu mon mail ou je te posais une question importante pour la survie de l’humanité à court terme ? (En fonction de mon humeur, cela peut aussi se transformer en : Salut grosse merde, tu n’as toujours pas réussi à répondre à un de mes emails sans que je te relance 22 fois ?)

En général, la réponse touche au divin:
  •  Ah non, je ne l’ai pas reçu, peux-tu me le renvoyer ?

 

Posons-nous un instant afin de vraiment apprécier la puissance de ce genre de réponse et imaginons la même chose si nous parlions de courrier postal. Qui oserez dire aujourd’hui : « rahhh ! désolé, je n’ai pas reçu ta lettre, peux-tu me la renvoyer ? » Même le dernier des faisans n’oserait pas dire ça. Sachant d’autant plus que le courrier électronique est sans doute 20 fois plus fiable que ces buses de la Poste (ne serait-ce que parce que si pour une raison inconnue le mail ne peut être délivré, je recevrais un message).

Et pourtant la vaste majorité des branle-couilles qui osent me répondre ce genre de choses n’ont aucun complexe à insinuer qu’ils n’ont pas reçu mon courrier non pas parce que ce sont des mites en pullover en ce qui concerne la gestion de leur boite aux lettres mais plutôt car il doit y avoir un bug dans le serveur de mails ! Il est bien entendu que cela ne peut avoir AUCUN rapport avec les 27000 messages non lus de leur messagerie.

Alors forcément à cause des dictats sociaux il m’est impossible de leur faire manger le crépis quand ils me prennent ouvertement pour un con (Et en plus on manquerait vite de crépis).

Après, pour nuancer (vous constaterez aisément en lisant mon blog, que c’est une de mes grandes qualités, la nuance), je me dis que nous vivons dans une société qui nous écrase de messages, de courriers et que cela peut s’avérer difficile de faire le tri.

Du coup pour rester positif, je pars du principe qu’un mail dont je n’ai pas de réponse dans une période de temps dépendant à la fois du contenu du mail et de mon humeur est un mail qui a été lu et dont la non-réponse constitue en fait une réponse. J’ai nommé cette période la durée temporelle de convenance ou DTC.

Par exemple, un mail ou je demande à quelqu’un de valider un texte avant publication a une DTC de un jour. Au-delà d’un jour, je publie.

De plus, chaque destinataire entrainant un dépassement de DTC est associé à un compteur interne que j’incrémente. A partir d’une certaine valeur (dépendant majoritairement de sa place dans la hiérarchie et du nombre de mails non lus dans sa messagerie), le destinataire en question est ajouté à ma liste « Est un organisme monocellulaire de type amibe ». Les heureux membres de cette liste sont considérés comme toujours d’accord avec moi et du coup ne nécessitent plus que je leur écrive. De plus, s’ils me demandent si d’aventure j’ai reçu un mail qu’ils m’auraient envoyé, ils sont bien sur eligible pour recevoir la réponse: » Ah non…comme c’est ballot, tu peux me le renvoyer ? ».

La difficile vie du développeur d’applications gratuites

6. décembre 2015

Entendons-nous bien : même si ce post a le gout et l’odeur du râleur invétéré, sachez qu’il n’en est rien. Nous avons ici uniquement un billet scientifique relatant une expérience sociologique.

Il s’avère donc que sur mon temps libre, mon violon d’Ingres se trouve être le développement (et le massacre de démons sur Diablo3). Du coup grâce à une petite fille et une femme adorable, j’ai le loisir de pouvoir m’adonner à ce plaisir simple : faire des applications.

Je crée des applications avant tout pour moi lorsque, après avoir parcouru les immensités infinies et si bien achalandées (J'ai une relation particulière avec ce mot) du store Windows 10, je ne trouve pas d’application répondant à mon besoin.

C’est ainsi que je développe et fait évoluer avec amour deux applications pour le moment : UrzaGatherer (pour les fans de Magic the Gathering) et Cast (pour les amateurs de podcasts).

Dès que j’ai une version que je trouve satisfaisante, j’ai le même plaisir de les mettre à disposition de ceux qui pourraient partager les mêmes besoins que moi.


Et c’est souvent la que le drame commence. Car, on pourrait se dire (si benoitement on pensait que l’humanité pouvait être sauvée) que les gens seraient juste contents de voir un brave gars partager ce qu’il pourrait égoïstement garder pour lui. On pourrait même penser que ledit développeur va crouler sous les mails de remerciement pour avoir passé du temps sur une application que finalement ils allaient utiliser GRATUITEMENT et sans le moindre EFFORT de la part.

Alors qu’en fait, non. Enfin, en ce qui concerne le croulage sous les mails, on peut dire que oui. Par contre le contenu n’est pas vraiment en adéquation.

Et pour aider les plus cons à bien comprendre, je vais même faire une analogie pour vous décrire le jus dans lequel baigne le pauvre développeur tout gentil.

Imaginons que demain matin, on vous offre une voiture. On la pose en bas de chez vous avec les clefs dessus et le droit de vous en servir à loisir. Cool, non ? Et bien certaines personnes, si elles réagissaient comme je les voies réagir pourraient alors envoyer les mails suivants au généreux donateur :

-          « Salut, cool la voiture. Par contre tant que tu n’ajoutes pas un béquet et que tu me la refais pas en jaune de damas, je vais continuer à utiliser ma Renault de merde. »

-          « Salut, merci pour la voiture. C’est cool. Par contre tu peux rajouter dès que possible le support des caravanes ainsi qu’un mode conduite automatique. Et ce qui serait trop cool aussi ça serait qu’elle puisse se téléporter. J’attends les mises à jour avec impatience »

-          « Salut, pas mal ta voiture. Je ne vais pas m’en servir car je n’aime pas le logo. On dirait un chat malade »

-          « Salut ! à quand la version hongroise ??? »


Et encore, pour l’exemple, je vous donne les versions polies. Car je ne compte plus les mails du genre « Cette application n’est pas utilisable car elle n’a pas de mode sombre ». Ce que moi, lorsque je reçois le mail, je lis de la sorte « Salut connard, ta came c’est de la pisse, je ne comprends pas comment tu peux oser sortir une application qui n’a pas de mode sombre. Tu dois vraiment être la honte de ta famille pour ne pas te respecter comme ça » (Bon il paraitrait que je suis un peu susceptible mais ce n’est pas totalement un fait avéré).

Depuis que j’ai sorti Cast par exemple, je n’ai reçu en tout et pour tout qu’UN seul mail qui me disait juste gentiment : « Merci de ton temps, j’aime ton app ».


Alors bien sûr, la plupart du temps, les mails sont tout à fait corrects et respectueux. Et il est super important de faire des retours (constructifs) pour aider les développeurs. Mais je pense sincèrement qu’un travail sur la forme est clairement à envisager. Et je dis ça pour tous mes copains développeurs qui font des applications gratuites : On ne vous doit rien les gens ! Si on le fait c’est avant tout pour être sympa. La moindre des choses si vous voulez demander des nouvelles fonctionnalités, c’est d’y mettre méchamment le forme !


De même si vous trouvez des bugs, j’apprécie beaucoup les retours qui m’aident à améliorer l’application (et je dois d’ailleurs remercier tous ceux qui ont fait l’effort de m’aider là-dessus en testant mes version betas ou en me signalant GENTILLEMENT les anomalies rencontrées).  Mais essayer de ne pas tomber dans le « Yo mec, ça merde sur mon 930. Tu peux faire un truc ? ». Je vis déjà ça toute la journée avec Edge (et là je ne peux rien dire, je suis payé pour ça) donc forcément quand cela continue le soir, j’ai plutôt tendance à répondre en proposant à mon interlocuteur d’aller tester la capacité volumique de son rectum avec un manche à balai. Ce qui, je dois bien l’avouer, n’est pas constructif ni très efficace si on veut résoudre le bug.

Coding4Fun and Extreme Defense Grid Explorer

9. novembre 2015

Je l'avais promis (ok j'ai presque un an de retard) donc le voilà !

Je viens de publier le Github de mon navigateur pour enfants à base de poneys roses : https://github.com/deltakosh/Coding4Fun

Le code est du niveau de qualité de Coding4Fun : à l'arrache. Mais si vous avez de la chance il pourrait marcher ;)

 

Comment j’ai perdu foi en l’humanité…

1. juin 2015

J’ai une maladie dont je voudrais parler ici.

Je suis bruitophobe. La bruitophobie se caractérise par une envie de massacrer à la pelle à tarte les gens qui font du bruit. C’est une maladie assez rare mais relativement chiante à vivre surtout quand on fait les mauvais choix.

En effet, il y a quelques années, j’ai eu la merveilleuse idée de monter vivre à Paris avec ma chère et tendre (qui je dois l’avouer est elle aussi frappée du même syndrome mais à un niveau encore plus élevé). Or vivre à Paris quand on est bruitophobe c’est comme sniffer un champ de blé quand on est allergique au gluten.

Il faut savoir une chose importante sur les villes (surtout les grandes). Elles sont en quelques sortes une ode à une des plus grandes inventions de l’humanité : La promiscuité. Ainsi, bien avant le feu, la roue ou la truelle, l’humanité s’est distinguée par une fulgurance rare. En effet, un jour il y a très longtemps, au détour d’une nuit glaciale, nos chers ancêtres ayant trouvé refuge dans une quelconque grotte se sont sentis bien cons lorsque Maurice (le chef) s’aperçût que la grotte n’avait pas de convecteurs. Après de longs débats, une idée pointa toutefois le bouton de son nez. On allait s’entasser comme des moules les uns sur les autres et comme cela on aura une sorte de chauffage naturel en plus du plaisir des sens pour qui aiment les mycoses plantaires. C’est ainsi que fut inventée la promiscuité.

Par la suite, quand les grands architectes modernes lancèrent la mise en place des nouveaux centres urbains, ils décidèrent d’en faire un témoignage poignant à cette belle invention.

C’est ainsi qu’habiter à Paris se résume finalement à pratiquer la version moderne du tas d’humains de la préhistoire. On s’entasse a plus de 250 appartements dans une tour et du coup on fait des économies de chauffage.

Le seul hic, c’est que la connerie est si parfaitement répartie au niveau de l’humanité que cela en deviendrait presque artistique. Et du coup, quand vous avez 8 voisins de palier (sans compter dessus et dessous) et bien vous avez 8 fois plus de chance de tomber sur la perle. LE Voisin avec un V majuscule. Celui qui vous fera faire des recherches sur Internet pour connaitre la formule de la mort aux rats.

Nous avons la chance avec ma femme d’en avoir connu quelques spécimens lors de notre séjour à paris.

Par exemple, nous avons eu celui qui se dit que vivre à deux dans 50m2 c’est encore trop de place libre vu que l’on voit toujours le sol par ci par là. Du coup, on va acheter deux chiens (un seul serait une insulte à l’intelligence). Et comme on travaille toute la journée pour payer un loyer qui ailleurs vous permettrait d’avoir toute l’aile ouest de Versailles, il se trouve que les adorables canidés se retrouvent seul de 8 heures du matin à 8 heures du soir. Et que fait un chien qui se fait chier ? Il gueule comme un gros con. Non-stop. Toute la journée. Lui il s’en fout il n’a pas la notion du temps. Dans sa tête cela se résume à : « Ben ?? mais elle est ou l’herbe pour que je joue/pisse/me roule dedans/mange mon caca ? Etrange…Signalons vite cela de manière adéquate à mon environnement… ». Quand vous habitez au-dessus cela permet de très vite s’avoir écrire homicide dans toutes les langues de la Terre. Et forcement quand leur maitre rentrait les chiens étaient contents et donc n’aboyaient plus. Du coup vous passez pour le relou qui ne supporte rien quant au détour de l’escalier vous essayez de signaler que ça vous bourre léger de devoir vivre avec des boules Quies quand vous travaillez à la maison.

Le pire fut toutefois atteint lorsque le Voisin du dessus (avec encore un grand V) se décida de manière fort logique à acheter un piano. La justesse de son jugement fut complètement validée par la facilité avec laquelle il réussit en 3 jours seulement à hisser son instrument du rez-de-chaussée jusqu’au 25eme étage. Dans ma grande mansuétude j’avais pourtant proposé de le démonter touche par touche à la masse de chantier pour accélérer le déblocage de l’ascenseur. Mais force est de constater que cela ne sert à rien d’être sympathique. Là où l’on toucha au divin c’est lorsque suite à une longue réflexion, notre cher voisin décida que le moment idéal pour en jouer se situait vers minuit, heure bien connue des mélomanes pour proposer de bien meilleures sonorités. Face à tant de génie, je me décidais donc à monter le voir pour lui prouver que sa tête pouvait sans problème passer à travers sa porte. En ouvrant la porte je me retrouvais toutefois sans voix quant au lieu de s’excuser platement il me fit remarquer que cela ne se faisait pas de sonner chez les gens si tard dans la nuit.

C’est ce jour-là où je perdis définitivement foi en l’humanité (et où je pris ma carte du Parti pour l’Invasion par des Super-Soldats Extraterrestres).

Doléances

7. mai 2015
Chère vie, je tenais tout d’abord à vous remercier pour la livraison (quoique très tardive, travaillez-vous avec la Poste ?) de notre commande. Nous sommes ravis, elle est parfaite. Toutefois je voudrais profiter de ce courrier pour vous remonter deux ou trois  améliorations qui pourraient être bénéfiques pour vos futurs clients (comme disent les américains : « feedback is a gift ») :

  • Tout d’abord vous avez clairement un gros souci au niveau de votre interface de debug. C’est comme si j’avais acheté une voiture qui klaxonne quand elle est à sec, qui klaxonne quand elle n’a plus d’huile et qui klaxonne encore quand elle a un pneu à plat. On est d’accord c’est complément con. Eh bien, la version que nous avons reçue de notre commande est identique. Elle gueule de la même manière pour dire « Maman, ramène ton nichon » ou pour dire « Papa, j’ai de la merde jusqu’en haut des oreilles ». Du coup c’est un peu relou pour savoir ce qu’il faut faire.
 
  • Autre souci digne d’Apple : l’autonomie. Non mais sans déconner, qui oserait sortir un produit avec 3 heures d’autonomie ? Bon, même si j’ai lu sur vos forums que cela s’améliore avec le temps, c’est tout de même un comble de devoir recharger tous le temps. On a bien essayé de passer en économie d’énergie et d’attendre plus longtemps mais devinez quoi ? Ca gueule direct.

 

  • Je souhaitais aussi vous parler de l’empreinte carbone et du niveau de pollution. Comme précisé plus haut, avec ma femme, nous sommes positionné a l’oppose du système (ma femme a l’entrée et moi à la sortie) et nous avons constaté que pour un litre qui rentre il y en a au moins deux qui sortent. Ce n’est clairement pas optimal. Et je vous laisse évaluer la quantité produite quand vous rechargez toutes les 3 heures.

 

  • Nous avons finalement constaté la présence d’une fonctionnalité complètement pétée : le rototo. En gros, à chaque recharge il faut shaker comme un débile afin d’avoir un bon gros rot bien gras enrichi en lait. Je ne vois pas l’intérêt. Personnellement je n’aurai carrément pas mis cette fonctionnalité. Ca reloute tout le monde et au final a moins de vouloir se faire l’alphabet en rotant ça ne sert à rien.

Voilà en espérant que cela vous aidera à progresser vers une meilleure adaptation de votre produit à vos clients. En attendant on va quand même garder la nôtre. C’est qu’on s’y est méchamment attachée quand même.

Divers

L’ordre de l’emmerdement maximal

21. mars 2015

Il existe une théorie selon laquelle un ordre secret œuvrerait dans l’ombre pour casser les pieds a un maximum de monde. Bien que réticent au début, je fais maintenant partie de ceux qui croient que cet ordre existe.


Selon les partisans de la théorie de l’emmerdement maximal,  il y a fort longtemps, un groupe d’étudiants brillants auraient formé un ordre pour partager leurs malheurs et  faire front face à l’adversité. En effet, comme dans tout système éducatif, le célèbre adage « un grand talent entraine forcement une marée de cons » se vérifie souvent et ils se trouvent toujours un bourrin ou deux en mal de reconnaissance qui se servent d’un premier de la classe pour en faire leur tête de turc.

Cet ordre se réunissait le soir dans un lieu tenu secret afin de discuter et surtout de se serrer les coudes. Une de ces réunions toutefois fut particulière en ce sens qu’une promesse fut faite. J’ai pu, après plusieurs années de recherche, retrouver les minutes de cette soirée :

• Bon alors Norbert, cette semaine ?
• Pas trop mal, on n’a chié que deux fois dans mon cartable.
• Ah ben c’est cool ça ! et toi Béranger ?
• Bof, j’ai toujours du mal à m’assoir
Silence gêné…
• OKKKK, bref, de toute manière mes amis, j’ai une idée à vous proposer !
• On t’écoute !
• Eh bien, voilà : Nous devons nous faire la promesse que plus tard, quand nous aurons une situation, nous devrons tout mettre en œuvre afin d’emmerder un maximum de gens et ce, sur le long terme
• Roh punaise j’adore !
• Moi aussi, c’est validé !

Et c’est ainsi que fut scellé le sort de l’humanité.

En effet, quelques années plus tard, les membres de l’ordre étaient devenus d’éminents scientifiques et occupaient tous des postes à forte responsabilité.
J’ai pu, grâce à un contact au FBI, mettre la main sur le témoignage écrit de l’assistante de l’un d’entre eux et je vous livre ici un passage particulier de ses mémoires :

• Quand je pense à l’autre tanche à lunettes de Celsius ! Cet âne veut leur donner un système de mesure des températures simple ou l’eau gèle à 0 et bout à 100.
• Mais monsieur…
• Fermez la Josette !
• Oui monsieur
• Non mais sans déconner, on va pas laisser faire ça, faut que je leur propose un système bien moisi du slip avec des valeurs complémentent pourries. Josette ! Donnez-moi un nombre !
• Euh je ne sais pas monsieur…32 ?
• Putain nickel !! On va leur dire que l’eau en fait ça gèle à 32 degrés. On va leur dire que c’est bien car ça fait 3 puis 2, ils sont suffisamment cons pour acheter ça. Donner moi un autre nombre, un gros cette fois !
• 212 ?
• BANCO ! On va rajouter que l’eau bout a 212. C’est sublime. 2, 1, 2…c’est un palindrome. Ca va passer tout seul. Bon écrivez moi tout ça au propre et envoyez le au comité
• Oui monsieur…
• Ah ! et n’oubliez pas de mettre le rapport dans mon cartable d’étudiant pour leur donner

Mais le pire restait à venir avec un autre membre de l’ordre qui travaillait lui aussi avec un organisme scientifique sur la définition d’un système de mesure des distances. Ici encore j’ai pu me procurer le témoignage de son assistante lorsque le destin de l’humanité fut changé à jamais :

• Apres tant d’années ! Vous vous rendez compte Georgette ? Ma vengeance va ENFIN pouvoir s’exprimer. MOUHAHA ! Je vais leur pondre un système de merde, un truc jamais vu. Ça leur fera la bite !
• Roh monsieur !
• Veuillez m’excuser Georgette, je m’emballe. Vous prenez des notes je vous prie ?
• Oui monsieur
• Bien ! Alors on ne va pas faire comme les autres européens la qui font un truc à base de dizaine. Trop simple. Faut un truc beaucoup plus tordu. Par contre, pour que nos pequenots le valident, il faut un système proche d’eux. Je vais m’inspirer de ce qu’ils font dans leurs champs : La première unité ça sera le pouce !
• De qui ?
• On s’en branle. C’est la magie du truc, c’est tellement pas clair qu’ils ne vont rien entraver. Apres on passe au pied. On reste dans le champ lexical du corps pour le début. Faut pas les braquer non plus. Par contre on va dire qu’un pied c’est 12 pouces.
• Ben c’est pas très logique…
• MAIS OUAIS ! C’est le plan. Ils vont me chier des planches avant de faire les conversions, ça va être sublime. Puis après, on passe la seconde, on va passer au yard. Le jardin quoi. On va mesurer les distances en jardin !!!!! On touche au divin!
• Je comprends rien…
• C’est le but Georgette, c’est le but. Et donc on va partir sur 1 yard est égal à 3 pieds. Puis je vous propose d’introduire le mile. Comme ça, car cela me fait plaisir. Et je pense que l’on va mettre 1760 yards dans un mile. Je ne pense pas qu’on puisse faire plus moisi. Ça va donc nous faire 5280 pieds pour un mile. C’est bien, ce n’est pas rond, on dirait du Picasso de la mesure.
• Bien monsieur, dois-je transmettre au comité ?
• Nan attendez, je viens d’avoir une inspiration diabolique !
• Vous me faites peur monsieur
• Rajoutez que dans certains contextes à la con, on pourra avoir des unités additionnelles ! Genre on pourrait mesurer la hauteur d’un cheval en main !!!!!! Et pour bien ravager le truc, définissons qu’un pied c’est trois mains.
• Ça fait un beau pied
• Faudrait pas non plus que quelque chose soit logique. Envoyez le tout !
• Bien monsieur. Au passage, que dois-je répondre à votre ami Béranger pour la question des dates ?
• Ah oui…Dites-lui que le bon format, c’est mois/jour/année. Sinon ça serait logique.
• Merci monsieur

Moralité : Dites à vos enfants de ne plus embêter les intellos de la classe. Ce sont toujours eux qui gagnent à la fin…

Le diable est dans les détails...

26. décembre 2014

…et franchement je ne peux pas lui en vouloir. Je suis développeur depuis 30 ans. Et oui, déjà, ça commence à faire. J’ai débuté en portant un putain de jeu TO7 sur mon Amstrad 464 d’abord en recopiant le code pendant 2 mois à m’en faire peter la rétine avant de découvrir les joies des langages propriétaires. Ce fut sans doute à cette époque que le développeur que je suis aujourd’hui est né. Notez que la frustration de mettre tapé deux mois de la vie d’un moine copiste pour me manger un « syntax error line 1 » aurait tout aussi bien pu faire de moi un suicidaire névropathe ou même pire un employé de la banque postale. Mais il n’en fut rien et cela me donna ma première leçon : réfléchis avant de coder !

Mais revenons au sujet de ce blog : les détails. Donc fort de mon expérience de 30 ans de développement je viens ici vous livrer toute nue ma vérité (et je ne parle que de la mienne, pas la peine de polémiquer ou de troller, je me branle de savoir qu’il y en a plein d’autres). Selon moi donc, un bon développeur ne se juge pas à l’aulne de ses algorithmes ou des langages qu’il maitrise. Il se juge à son sens du détail.

Je ne parle pas ici des mauvais développeurs. Je parle bien de ceux à qui on confie une tache et qui arrivent à livrer dans les temps un résultat qui marche. Parmi ces bons développeurs on trouve tout d’abord un certain nombre de « Pare-buffles » pour reprendre une image que m’a soufflé mon ami Etienne. Ces derniers sont des gens à qui l’on dit : Il faut que tu ailles la bas, ok coco ? « Et ils y allèrent ». Le problème c’est que pour y aller ils ont mis un pare-buffle devant leur voiture et ils ont foncé tout droit. Au final le résultat est là, ça répond grosso modo aux besoins initiaux mais si tu regardes de plus près tu t’aperçois que tout tient avec du scotch et surtout que c’est un champ de ruines derrière. Le code n’est pas élégant, tu te retrouves avec des variables appelés « momo, pupu, titi, moncul, etc.. ». Il y a 19 interlignes entre certaines fonctions, le respect du nommage semble avoir été frappé de dysenterie, je ne parle même pas de l’indentation et de manière générale ça ne respire pas l’équilibre et la sérénité.

De l’autre cote on trouve une autre catégorie : Les survivalistes. Ces derniers sont des obsédés du « Oui, mais imagine que ». « Oui mais imagine qu’une météorite vienne à frapper la terre et vitrifie l’humanité. Grace à mon architecture treta-valente et bifactuelle, je peux rajouter une classe implémentant IConnexionA6Pattes et du coup permettre à une blatte de relancer le système ! AHAHA ! Si ces gros cons de dinosaures avaient eu mon système ils ne se seraient pas fait niquer comme des truies ! ». Car oui admettons-le, les survivalistes sont un peu soupe au lait quand il s’agit de critiquer leur architecture a 7 indirections permettant de prendre en entrée aussi bien une fonction, qu’un pointeur de fonction, qu’une référence sur un pointeur de fonction ou bien même un poivron vert. D’autant que j’ai souvent du mal à faire la différence entre le gars qui veut vraiment sauver la planète et celui qui aime en mettre plein la vue.

Pour ma part, je suis un adepte de la troisième catégorie : les pragmatiques. J’aime que mon code soit fonctionnel, qu’il soit capable de répondre aux besoins PLAUSIBLES et surtout que l’on se sente accueilli quand on le relit. Je n’ai pas besoin de fournir une architecture basée sur 17 design patterns intriqués pour me sentir bien. Il suffit que le résultat réponde bien tout en faisant preuve d’élégance et surtout de simplicité. Plus le code est simple mieux c’est en fait. Tu n’as pas besoin d’utiliser un double héritage pour résoudre mon besoin ? C’est génial. Ton code fait 10 lignes au lieu de 3 dlls ? J’adore !

Pour conclure, on pourrait faire un parallèle avec le vin. Les pare-buffles c’est la piquette de village qui sert autant à boire qu’à nettoyer l’évier. C’est fort, ça tape au fond mais il ne faut pas chercher à faire dans la finesse. Le survivaliste quant à lui c’est ce bon vin mais qu’on a enrichi aux hormones, antibiotiques et autres vitamines et qui est livré avec un smoothie banane/mangue/radis/fenouil pour les fois où tu serais victime d’une carence métabolique aigue en le buvant. Pour finir le pragmatique c’est cette bonne cuvée que l’on a pris le temps de laisser maturer en fut de chêne. Il répond bien aux besoins et tu te sens bien quand tu le goutes.

Philo

C’était mieux avant...

30. novembre 2014

Parmi toutes les expressions que l’on entend, la célèbre « c’était mieux avant » est sans doute ma préférée. Je trouve qu’elle démontre à elle toute seule notre crainte viscérale du changement. Je me rappelle tout petit (et déjà geek) avoir été victime de ses attaques car, fou que j’étais, je préférais rester des heures sur mon Amstrad CPC 464 à taper des lignes de codes cryptiques au lieu d’aller à la chasse ou de me défoncer la tête à coup de vin blanc dans les bals des fêtes de villages. Cela semblait tellement évident que pour mon futur il était bien plus bénéfique de me ruiner la gueule a la vinasse en tirant sur de pauvres palombes. Je me suis alors promis de ne jamais devenir un vieux con.

Et ce n’est pas une promesse facile à tenir. Chaque fois que le relent d’un bon vieux « Sans déconner, c’était mieux avant » me monte aux lèvres, je me force de faire un pas mental en arrière afin de me demander si c’était VRAIMENT mieux avant.

Bon parfois c’est chaud, je ne le cache pas. La mode des pantalons avec les poches derrière les genoux ne me semblent pas particulièrement tirer l’humanité vers le haut mais bon ne soyons pas vieux con…

Un exemple plus emblématique pour moi c’est les réseaux sociaux. Combien de fois j’entends dire : «  Les réseaux sociaux tue la vie sociale, on s’éloigne plus que l’on ne se rapproche ». Et bien non, pas toujours. Et c’est là le fond du problème en fait. Chaque avancée technologique est pourvoyeuse d’une grande quantité d’excellentes choses mais vient également avec de sombres cotés. Moi qui vit loin de la France et de certains de mes amis, je suis ravi de pouvoir suivre leur vie et d’échanger avec eux sur Facebook par exemple. Sans parler de l’intérêt de Twitter dans le cadre de mon travail, me permettant de me tenir au courant de tout le foisonnement d’actualités du monde technologique.

Seulement voilà, certains ne voient que les côtés sombres et regrettent le temps où l’on se parlait au téléphone car le changement ce n’est pas facile à digérer. C’était mieux avec la voix. Bon c’était pareil en fait, on échangeait de manière sans doute plus synchrone (quoique c’est comme un chat au final ou l’on parle chacun son tour) avec juste un medium diffèrent. Et puis le téléphone reste plus personnel la ou les réseaux sociaux sont plus immédiats. Pour moi ils se complètent.

Ce qui est amusant c’est que les parents de ceux qui trouvent que le téléphone c’était mieux ont pourtant eu les mêmes débats avec leurs propres parents qui devaient leur dire : «  Le téléphone c’est le mal ! C’était mieux avant car on se déplaçait et on allait voir les gens PHYSIQUEMENT. Votre téléphone là c’est de la merde, ca enlève toute humanité. ». Le truc c’est que l’on continue à aller voir les gens mais aussi à leur téléphoner et maintenant à leur envoyer des messages. On dispose juste de plus d’options. Et finalement, c’est surtout ceux qui restent sur le quai du train du progrès qui trouvent cela mauvais. Justifiant ainsi le fait de ne pas pouvoir monter dans le train.

Et du coup, moi je pense que quitte à la jouer comme ça autant y aller A FOND ! Je pense que c’était mieux avant mais genre BEAUCOUP avant quand on était tous dans des grottes. Ça c’était social punaise ! Tous entassés pour se tenir chaud (parce qu’on est bien d’accord, chacun dans sa propre maison c’est moisi socialement). Tu veux parler à quelqu’un ? Tu peux le faire en lui faisant les poux. On peut même regarder tous ensemble la télévision de l’époque (les peintures murales de Paulo l’artiste peintre). Et quelle joie de partager un morceau de mammouth tous ensemble dans la moiteur et l’odeur rance ! Pas besoin de téléphone, il suffit de gueuler un peu. Tu veux faire passer un message discret ? Facile! tu vas juste le dire à l’oreille du gars en question, il n’est pas bien loin de toute manière. Faut juste faire gaffe à ne pas marcher sur tatie Jeannette par contre. Et pour le coup pas besoin de Twitter tout le monde sait ce que tu fais tout le temps et cela sans se limiter à 140 caractères. C’était mieux avant !

Bref, tout ça pour dire que oui les choses changent et évoluent. Elles nous donnent plus d’options (positives et négatives). Mais tout nier en bloc n’est certainement pas la bonne solution. J’espère juste me souvenir de ce post lorsque ma fille voudra un implant neuronal pour se connecter au globalNet !